Selon un rapport récent d’Axios, Joe Kent, chef de l’Unité nationale antiterroriste (NCTC) et directeur de l’intelligence, a démissionné. Il devient ainsi le premier haut fonctionnaire du gouvernement Trump à quitter publiquement ses fonctions en opposition à la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Dans sa lettre de démission, Kent accuse sévèrement que cette guerre est entièrement basée sur la pression d’Israël et de fausses informations, et que l’Iran ne représente pas une menace imminente pour les États-Unis.
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Les conflits entre les États-Unis et l’Iran ont non seulement secoué les marchés financiers mondiaux, mais ont aussi déclenché une bombe politique au cœur de Washington. Selon Axios, Joe Kent, chef de l’Unité nationale antiterroriste (NCTC), a officiellement remis sa démission, devenant le premier haut responsable de l’administration Trump à se retirer publiquement depuis le début de ce conflit.
Dans sa lettre de démission très ferme, Joe Kent exprime clairement sa déception face à la politique étrangère actuelle. Il déclare :
« Honnêtement, je ne peux pas soutenir cette guerre contre l’Iran. L’Iran ne constitue pas une menace imminente pour notre pays. Il est évident que cette guerre a été lancée sous la pression d’Israël et de ses puissants groupes de lobbying américains. »
Il accuse également des officiels israéliens de haut rang et des influenceurs dans les médias américains d’avoir lancé une « campagne de désinformation » lors des premiers jours de l’administration Trump, afin de détruire la politique « America First » qui privilégiait la non-intervention à l’étranger.
« Ce cercle de l’écho a été utilisé pour vous (Trump) tromper, vous faire croire qu’Iran représente une menace immédiate, et que l’attaque maintenant permettrait une victoire rapide. C’est un mensonge, semblable à la stratégie utilisée par Israël pour nous entraîner dans la catastrophe de la guerre en Irak », écrit Kent dans sa lettre.
La force de cette démission réside dans le passé de Kent. Ancien membre des forces spéciales de l’armée américaine, officier paramilitaire de la CIA, et vétéran ayant déployé 11 fois en zones de conflit, il est aussi un « Gold Star husband » — un mari dont la femme, Shannon, est décédée lors d’un « conflit fabriqué par Israël », selon ses propres mots.
Kent insiste sur le fait qu’il a toujours soutenu les valeurs anti-guerre promises par Trump lors de ses campagnes de 2016, 2020 et 2024, mais que la situation actuelle pousse l’Amérique vers le gouffre. « Je ne peux pas soutenir l’envoi de la prochaine génération au combat dans une guerre qui ne profite ni au peuple américain ni ne justifie le coût en vies humaines », déclare-t-il. Il appelle Trump à changer de cap, faute de quoi, l’Amérique sombrera dans la déclin et le chaos.
La démission de Kent secoue la scène politique de Washington et suscite immédiatement une riposte virulente du camp Trump. Axios indique que, bien que la Maison Blanche et le Bureau du directeur du renseignement national n’aient pas encore répondu officiellement, Taylor Budowich, ancien vice-chef de cabinet de la Maison Blanche et conseiller de Trump, a critiqué violemment.
Budowich qualifie Kent de « narcissique fou » et laisse entendre que cette démission spectaculaire n’est qu’une manœuvre pour faire du bruit avant d’être licencié, en affirmant : « Il sait qu’il va être renvoyé, alors il veut faire un peu de bruit avant de partir. »