L’effet de compression des capacités dû à la ruée vers l’IA a involontairement permis à l’industrie traditionnelle des disques optiques de connaître un « printemps tardif ». Avec la demande excessive en mémoire haute performance (HBM, DDR5) entraînant une flambée des prix des SSD et HDD, les entreprises internationales se tournent vers le stockage par disques optiques, à faible coût et résistant aux piratages, pour la conservation à long terme des « données froides ».
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Face à la croissance explosive de la demande en calcul d’intelligence artificielle (IA), le marché se concentre principalement sur les puces Nvidia ou la mémoire haute bande passante HBM. Cependant, cette vague technologique engendre des effets secondaires inattendus, permettant à l’industrie des disques optiques, longtemps en sommeil, de faire un spectaculaire retour.
Selon le « Economic Daily », la demande en mémoire haute performance pour l’IA a provoqué une tension généralisée dans la chaîne d’approvisionnement mondiale de stockage, faisant grimper les prix des SSD et HDD traditionnels. Face à ces coûts croissants, les entreprises et centres de données adoptent une stratégie de « hiérarchisation du stockage » :
Pour ces vastes « données froides », les disques optiques d’archivage (Archive Disc) offrent des caractéristiques telles que faible consommation d’énergie, une durée de vie pouvant atteindre plusieurs décennies, une protection contre le piratage hors ligne (Air-gap), et une écriture immuable (WORM). Dans un contexte de flambée des prix des SSD/HDD, les disques optiques deviennent une alternative rentable pour la sauvegarde B2B, incitant certains clients internationaux à revenir en achat pour diversifier leurs risques.
La renaissance des disques optiques se traduit rapidement en profits pour les entreprises, grâce à une offre extrêmement concentrée. Au cours de la dernière décennie, la demande dans le marché grand public étant faible, des acteurs comme MBI en Inde et plusieurs fabricants locaux ont quitté le marché. Aujourd’hui, environ 80 à 90 % de la capacité mondiale est détenue par deux géants taïwanais : Ritek et CMC Magnetics, formant un oligopole solide.
Lorsque la demande se redresse soudainement et que l’offre devient tendue, le pouvoir de fixation des prix revient aux fabricants taïwanais :
Les investisseurs ont rapidement saisi cette opportunité de transformation industrielle « rare en dix ans ». Selon le rapport de Cnyes, Ritek (2349) a connu une forte poussée d’achats le 19 mars, clôturant en hausse limitée à 14,4 TWD ; CMC Magnetics (2323) a également bondi d’environ 8,64 %, clôturant à 11,95 TWD. Cela montre une rotation très active des fonds vers l’effet de débordement de l’IA.
Les analystes estiment que cette hausse des prix des disques optiques n’est pas une fluctuation à court terme, mais résulte d’une « demande structurelle » liée à l’explosion des données IA. Bien que les disques optiques ne remplacent pas totalement SSD/HDD, leur avantage unique dans le marché de la sauvegarde B2B à long terme est réaffirmé. Ce « printemps inattendu » pourrait améliorer la marge bénéficiaire et assurer une stabilité de flux de trésorerie pour les deux géants taïwanais du secteur.