Gate News, le 25 mars, la montée des tensions au Moyen-Orient a déclenché une réaction en chaîne affectant les événements professionnels et commerciaux dans la région du Golfe. Les programmes de conférences internationales et d’événements majeurs initialement prévus dans des pays comme les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar ont été contraints d’être ajustés, de nombreux sommets mondiaux étant reportés ou réorganisés, ce qui a entraîné un net ralentissement de l’activité commerciale régionale.
En raison du conflit, les lignes aériennes sont fréquemment interrompues, les risques pour la sécurité augmentent, impactant directement la participation transfrontalière et la mobilité des personnes. Le Grand Prix de Bahreïn et celui d’Arabie saoudite, initialement prévus en avril, ont été confirmés comme annulés ou reportés ; plusieurs réunions importantes dans les secteurs des affaires et de la technologie sont également en phase de réévaluation. Par exemple, la foire d’art de Dubaï sera organisée à une échelle réduite, tandis que le marché touristique arabe a été repoussé à août.
Dans le domaine de la cryptomonnaie, la grande conférence sectorielle TOKEN2049 Dubai, prévue pour 2026, a été annoncée comme reportée à 2027. Les organisateurs insistent sur la nécessité d’assurer la participation mondiale dans un environnement stable. Ce changement reflète l’impact direct de la géopolitique sur l’écosystème offline de l’industrie Web3 et des actifs numériques.
De plus, la réunion mondiale sur la coopération et la croissance, initialement prévue à Jeddah en Arabie saoudite lors du Forum économique mondial, a été reprogrammée. Plusieurs événements phares régionaux, tels que la Semaine des affaires d’Abu Dhabi et le Forum des médias arabes, ont également été reportés afin d’éviter les risques liés à l’incertitude.
Le secteur de l’énergie n’est pas en reste. En raison de la tension sécuritaire, les dirigeants de Saudi Aramco et d’ADNOC ont été absents de la conférence CERAWeek aux États-Unis, priorisant la sécurité de leurs infrastructures énergétiques nationales. Selon des experts, si la situation dans le détroit d’Hormuz demeure tendue, cela pourrait perturber davantage la chaîne d’approvisionnement énergétique mondiale.
Actuellement, l’industrie des événements dans la région du Golfe doit jongler entre sécurité et croissance. En tant que pilier essentiel de l’économie non pétrolière, le ralentissement des activités internationales et des événements professionnels pourrait exercer une pression temporaire sur la stratégie de diversification économique régionale. (CNBC)