Gate News, le 27 mars, la Banque centrale européenne (BCE) a publié le travail de recherche n° 3208, qui montre que la gouvernance des protocoles DeFi tels qu’Aave, MakerDAO, Ampleforth et Uniswap présente des caractéristiques fortement centralisées. Les 100 principaux détenteurs de tokens contrôlent plus de 80 % de l’offre totale. Parmi eux, les cinq premières adresses d’Aave et d’Uniswap détiennent près de 50 % des parts. Le rapport indique qu’une grande partie des tokens de gouvernance est détenue par le trésor du protocole lui-même, par l’équipe de développement ou par des échanges centralisés (CEX). La part détenue par un CEX dans divers protocoles varie entre 2 % et 15 %. De plus, la majorité des principaux votants sont des mandataires délégués, et environ un tiers de leur identité ne peut être identifiée via des données publiques. La conclusion de l’étude suggère que cette concentration de pouvoir, couplée à l’anonymat des identités, remet en question l’argument en faveur de la décentralisation. Elle complique également la tâche des régulateurs pour identifier les responsables, ce qui pourrait empêcher ces protocoles de bénéficier de l’exemption de « décentralisation complète » prévue par des réglementations telles que le MiCA (Règlement sur les marchés de crypto-actifs de l’Union européenne).