Les économistes de Moody's prévoient que la Réserve fédérale réduira ses taux d'intérêt trois fois au premier semestre 2026. En quoi cela est-il plus agressif que les prévisions du marché ?
Moody’s Analytics, le principal économiste Mark Zandi, a récemment émis une prévision relativement agressive : la Réserve fédérale effectuera trois baisses de taux au premier semestre 2026, chacune de 25 points de base. Cette prévision contraste nettement avec les attentes plus modérées du marché et des responsables de la Fed. Quelle est la logique derrière cela ? Que signifient ces divergences ?
D’où vient la prévision agressive de Zandi
Analyse des facteurs moteurs
La prévision de Zandi repose principalement sur trois jugements :
Marché du travail faible : la croissance de l’emploi n’est pas suffisante pour empêcher une hausse du taux de chômage, les entreprises retardent leurs recrutements en raison de l’incertitude politique (changements dans la politique commerciale et migratoire)
Incertitude inflationniste : bien que l’inflation ait diminué, des variables subsistent
Pressions politiques : les facteurs politiques auxquels sont confrontés les décideurs influencent également la décision de réduire les taux
La logique centrale de Zandi est : tant que le taux de chômage continue d’augmenter, la Fed sera contrainte de baisser ses taux. Il s’agit d’une chaîne causale relativement directe.
Pourquoi parler d’“agressivité”
Source des attentes
Rythme de baisse
Prévision pour le premier semestre 2026
Mark Zandi
Proactif
Trois baisses (total de 75 points de base)
Consensus du marché
Modéré et prudent
Rythme de baisse plus lent
Responsables de la Fed
Modéré et prudent
Rythme de baisse plus lent
La prévision de Zandi dépasse nettement les attentes du marché et des responsables de la Fed en termes de fréquence de baisse. Cette divergence reflète des jugements différents sur les perspectives économiques.
Les enjeux clés derrière cette divergence
Jusqu’à quel point le marché du travail est-il réellement faible ?
Zandi insiste sur l’incertitude que rencontrent les entreprises — notamment en raison des changements dans la politique commerciale et migratoire — qui les pousse à retarder leurs décisions de recrutement. Cela signifie que le taux de chômage pourrait continuer d’augmenter début 2026. Si cette hypothèse s’avère correcte, la Fed sera effectivement sous pression pour réduire ses taux.
Cependant, l’attente modérée du marché pourrait reposer sur une autre hypothèse : la résilience de l’économie est suffisante, et bien que le marché du travail soit sous pression, il ne s’agirait pas d’une détérioration nécessitant des baisses de taux fréquentes.
Impact réel de l’incertitude politique
Les informations disponibles indiquent que le marché est préoccupé par les perspectives économiques de 2026 — certains pensent que “2026 sera une année de marché baissier”, et la tendance des actions américaines montre également des signes de faiblesse (le Nasdaq a chuté de 0,4 %, le S&P 500 de 0,3 %). Cela confirme en partie que l’incertitude évoquée par Zandi influence effectivement le sentiment du marché.
Potentiels impacts sur le marché des cryptomonnaies
Cycle de baisse des taux et liquidité
Si la prévision de Zandi s’avère correcte, les trois baisses de taux au premier semestre 2026 signifieraient :
Une injection accrue de liquidités par la Fed sur le marché
Une baisse des coûts d’emprunt, ce qui pourrait augmenter l’attractivité des actifs risqués
Historiquement, les cycles de baisse des taux ont souvent soutenu des actifs comme le Bitcoin
Mais il faut aussi considérer les variables
L’incertitude politique elle-même constitue un risque : les changements dans la politique commerciale et migratoire peuvent provoquer de la volatilité
Baisser les taux ne garantit pas un marché haussier : si ces baisses sont une réponse à une détérioration de l’emploi, la tolérance au risque du marché pourrait ne pas réellement s’améliorer
Délai temporel : les actions concrètes de la Fed pourraient différer de ces prévisions
En résumé
La prévision de Zandi reflète une vision plus pessimiste de l’économie — envisageant des baisses de taux fréquentes pour faire face à la détérioration du marché du travail. Cela contraste avec l’attente plus modérée du marché. La clé réside dans le fait que : les données sur l’emploi au début de 2026 détermineront si la Fed doit réellement adopter une politique aussi agressive de baisse des taux.
Pour le marché des cryptomonnaies, cette divergence est en soi un signal — elle indique une incertitude importante quant aux perspectives économiques de 2026. Que ce soit la prévision agressive de Zandi ou l’attente prudente du marché, il est essentiel de suivre l’évolution des données réelles.
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Les économistes de Moody's prévoient que la Réserve fédérale réduira ses taux d'intérêt trois fois au premier semestre 2026. En quoi cela est-il plus agressif que les prévisions du marché ?
Moody’s Analytics, le principal économiste Mark Zandi, a récemment émis une prévision relativement agressive : la Réserve fédérale effectuera trois baisses de taux au premier semestre 2026, chacune de 25 points de base. Cette prévision contraste nettement avec les attentes plus modérées du marché et des responsables de la Fed. Quelle est la logique derrière cela ? Que signifient ces divergences ?
D’où vient la prévision agressive de Zandi
Analyse des facteurs moteurs
La prévision de Zandi repose principalement sur trois jugements :
La logique centrale de Zandi est : tant que le taux de chômage continue d’augmenter, la Fed sera contrainte de baisser ses taux. Il s’agit d’une chaîne causale relativement directe.
Pourquoi parler d’“agressivité”
La prévision de Zandi dépasse nettement les attentes du marché et des responsables de la Fed en termes de fréquence de baisse. Cette divergence reflète des jugements différents sur les perspectives économiques.
Les enjeux clés derrière cette divergence
Jusqu’à quel point le marché du travail est-il réellement faible ?
Zandi insiste sur l’incertitude que rencontrent les entreprises — notamment en raison des changements dans la politique commerciale et migratoire — qui les pousse à retarder leurs décisions de recrutement. Cela signifie que le taux de chômage pourrait continuer d’augmenter début 2026. Si cette hypothèse s’avère correcte, la Fed sera effectivement sous pression pour réduire ses taux.
Cependant, l’attente modérée du marché pourrait reposer sur une autre hypothèse : la résilience de l’économie est suffisante, et bien que le marché du travail soit sous pression, il ne s’agirait pas d’une détérioration nécessitant des baisses de taux fréquentes.
Impact réel de l’incertitude politique
Les informations disponibles indiquent que le marché est préoccupé par les perspectives économiques de 2026 — certains pensent que “2026 sera une année de marché baissier”, et la tendance des actions américaines montre également des signes de faiblesse (le Nasdaq a chuté de 0,4 %, le S&P 500 de 0,3 %). Cela confirme en partie que l’incertitude évoquée par Zandi influence effectivement le sentiment du marché.
Potentiels impacts sur le marché des cryptomonnaies
Cycle de baisse des taux et liquidité
Si la prévision de Zandi s’avère correcte, les trois baisses de taux au premier semestre 2026 signifieraient :
Mais il faut aussi considérer les variables
En résumé
La prévision de Zandi reflète une vision plus pessimiste de l’économie — envisageant des baisses de taux fréquentes pour faire face à la détérioration du marché du travail. Cela contraste avec l’attente plus modérée du marché. La clé réside dans le fait que : les données sur l’emploi au début de 2026 détermineront si la Fed doit réellement adopter une politique aussi agressive de baisse des taux.
Pour le marché des cryptomonnaies, cette divergence est en soi un signal — elle indique une incertitude importante quant aux perspectives économiques de 2026. Que ce soit la prévision agressive de Zandi ou l’attente prudente du marché, il est essentiel de suivre l’évolution des données réelles.