Les banques américaines ont officiellement lancé aujourd’hui leur politique d’allocation en Bitcoin. Ce géant traditionnel de la finance, gérant un actif de 1,7 billion de dollars, a donné de nouvelles instructions à plus de 15 000 de ses conseillers en gestion de patrimoine : ils peuvent recommander à leurs clients éligibles d’allouer entre 1% et 4% de leurs actifs en produits liés au Bitcoin. Derrière ce chiffre apparemment simple se cache une rupture historique dans l’attitude du système bancaire traditionnel envers les actifs numériques.
De la zone interdite à la configuration standard
Auparavant, l’attitude de Bank of America à l’égard du Bitcoin était claire : c’était une zone interdite. Les clients pouvaient acheter eux-mêmes des produits liés à la cryptomonnaie, mais les conseillers ne pouvaient pas proposer activement une allocation. Cette politique de “permission passive” excluait en réalité le Bitcoin du cadre officiel de la gestion de patrimoine.
La nouvelle politique change tout. À partir d’aujourd’hui, l’allocation en Bitcoin entre pour la première fois dans le cadre des “recommandations conformes” lors des discussions sur les portefeuilles d’investissement dans les grandes banques américaines. Ce changement est important car il repositionne le Bitcoin, passant d’un “actif optionnel” à un “actif qu’on ne peut pas laisser en position longue indéfiniment”.
Portée de la politique
Dimension
Contenu spécifique
Plateformes concernées
Merrill Securities, Bank of America Private Bank, Merrill Edge
Conseillers couverts
Plus de 15 000 conseillers en gestion de patrimoine
Produits recommandés
ETF Bitcoin spot (IBIT, FBTC, BITB, BTC)
Pourcentage d’allocation
1% à 4%
Date d’entrée en vigueur
5 janvier 2026
Pourquoi privilégier un ETF plutôt qu’une détention directe
Bank of America limite explicitement la recommandation aux ETF Bitcoin spot cotés et réglementés aux États-Unis. Ce n’est pas un choix arbitraire. Participer à la volatilité du prix du Bitcoin via un ETF permet de trouver un équilibre entre conformité réglementaire, sécurité de la garde et risques opérationnels. Cette approche répond aux exigences réglementaires tout en offrant aux investisseurs institutionnels une voie d’accès pratique.
Risques liés aux recommandations
Bank of America a précisé lors de ses recommandations une stratégie de configuration différenciée, reflétant une considération fine des capacités de risque de ses différents clients.
Allocation de 1% : adaptée aux investisseurs à faible tolérance au risque, visant un rendement stable. C’est la configuration de base pour les clients conservateurs.
Allocation de 2%-3% : adaptée aux investisseurs ayant une tolérance moyenne au risque, avec une reconnaissance fondamentale des actifs innovants. C’est la fourchette principale.
Proche de 4% : pour les investisseurs à forte tolérance au risque, avec un horizon d’investissement long et un intérêt marqué pour les actifs innovants. C’est une configuration plus agressive.
Les conseillers doivent également divulguer pleinement lors de leurs recommandations les risques potentiels de retracement, d’incertitude de liquidité et d’impact des changements réglementaires. Cela montre que, même en élargissant l’allocation, Bank of America ne relâche pas ses exigences en matière de gestion des risques.
Que signifie cette étape
Changements structurels en cours
Ce n’est pas une simple question de chiffres. Avec 1,7 trillion de dollars d’actifs sous gestion, même une allocation de 1% représente potentiellement 170 milliards de dollars. Plus important encore, cela ouvre la porte du système de gestion de patrimoine traditionnel au Bitcoin.
Selon les dernières nouvelles, des institutions comme Morgan Stanley, Fidelity et BlackRock ont déjà publiquement soutenu la possibilité d’une allocation limitée en Bitcoin sous un cadre strict de gestion des risques. La modification de la politique de Bank of America pourrait également accélérer la pénétration des ETF Bitcoin dans les portefeuilles institutionnels, créant une nouvelle pression concurrentielle pour les banques encore prudentes.
Changement dans le rythme d’entrée des fonds à long terme
L’impact central de cette politique ne réside pas dans le court terme sur le prix, mais dans la modification de deux structures :
Le rythme d’entrée des fonds à long terme : passant d’une évitement passif à une configuration active, du “peut-être envisager” au “discuté en standard”, l’entrée des capitaux institutionnels sera plus systématique.
La capacité d’absorption lors des baisses : lorsque le marché baisse, ces fonds intégrés dans la configuration standard deviendront une force d’absorption importante, modifiant la volatilité du prix du Bitcoin.
Contexte actuel du marché
Selon les données de trading, le Bitcoin poursuit sa tendance haussière aujourd’hui. Au moment de la rédaction, le prix du BTC est de 92 546,71 dollars, en hausse de 1,31% sur 24 heures, et de 4,95% sur 7 jours. La capitalisation boursière atteint 1,85 trillion de dollars, représentant 58,72% de l’ensemble du marché des cryptomonnaies. Le volume de transactions sur 24 heures s’élève à 3,363 milliards de dollars.
Ces chiffres indiquent que, dans un contexte de reconnaissance accrue par les institutions, l’intérêt pour le Bitcoin reste stable.
En résumé
L’ajustement de la politique de Bank of America constitue en soi une étape clé dans la transition du Bitcoin d’un “actif spéculatif” à un “actif de portefeuille”. Le chiffre de 4% peut sembler modeste, mais il symbolise la reconnaissance officielle du système financier traditionnel envers les actifs numériques.
Ce changement ne fera pas immédiatement monter le prix, mais il modifiera nettement la structure à long terme du marché. Avec de plus en plus d’investisseurs institutionnels qui entreront via des canaux conformes, le Bitcoin passe d’un “actif optionnel” à un “actif qu’on ne peut pas laisser en position longue indéfiniment”. En 2026, le processus de conformité des actifs numériques pourrait devenir le fil conducteur de toute l’année. Pour les investisseurs, l’essentiel n’est pas de s’attarder sur le pourcentage de 4%, mais de comprendre la transformation structurelle du marché qu’il représente.
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1,7 mille milliards d'actifs, le géant recommande aujourd'hui le Bitcoin, une signification bien plus grande que ce chiffre de 4%
Les banques américaines ont officiellement lancé aujourd’hui leur politique d’allocation en Bitcoin. Ce géant traditionnel de la finance, gérant un actif de 1,7 billion de dollars, a donné de nouvelles instructions à plus de 15 000 de ses conseillers en gestion de patrimoine : ils peuvent recommander à leurs clients éligibles d’allouer entre 1% et 4% de leurs actifs en produits liés au Bitcoin. Derrière ce chiffre apparemment simple se cache une rupture historique dans l’attitude du système bancaire traditionnel envers les actifs numériques.
De la zone interdite à la configuration standard
Auparavant, l’attitude de Bank of America à l’égard du Bitcoin était claire : c’était une zone interdite. Les clients pouvaient acheter eux-mêmes des produits liés à la cryptomonnaie, mais les conseillers ne pouvaient pas proposer activement une allocation. Cette politique de “permission passive” excluait en réalité le Bitcoin du cadre officiel de la gestion de patrimoine.
La nouvelle politique change tout. À partir d’aujourd’hui, l’allocation en Bitcoin entre pour la première fois dans le cadre des “recommandations conformes” lors des discussions sur les portefeuilles d’investissement dans les grandes banques américaines. Ce changement est important car il repositionne le Bitcoin, passant d’un “actif optionnel” à un “actif qu’on ne peut pas laisser en position longue indéfiniment”.
Portée de la politique
Pourquoi privilégier un ETF plutôt qu’une détention directe
Bank of America limite explicitement la recommandation aux ETF Bitcoin spot cotés et réglementés aux États-Unis. Ce n’est pas un choix arbitraire. Participer à la volatilité du prix du Bitcoin via un ETF permet de trouver un équilibre entre conformité réglementaire, sécurité de la garde et risques opérationnels. Cette approche répond aux exigences réglementaires tout en offrant aux investisseurs institutionnels une voie d’accès pratique.
Risques liés aux recommandations
Bank of America a précisé lors de ses recommandations une stratégie de configuration différenciée, reflétant une considération fine des capacités de risque de ses différents clients.
Allocation de 1% : adaptée aux investisseurs à faible tolérance au risque, visant un rendement stable. C’est la configuration de base pour les clients conservateurs.
Allocation de 2%-3% : adaptée aux investisseurs ayant une tolérance moyenne au risque, avec une reconnaissance fondamentale des actifs innovants. C’est la fourchette principale.
Proche de 4% : pour les investisseurs à forte tolérance au risque, avec un horizon d’investissement long et un intérêt marqué pour les actifs innovants. C’est une configuration plus agressive.
Les conseillers doivent également divulguer pleinement lors de leurs recommandations les risques potentiels de retracement, d’incertitude de liquidité et d’impact des changements réglementaires. Cela montre que, même en élargissant l’allocation, Bank of America ne relâche pas ses exigences en matière de gestion des risques.
Que signifie cette étape
Changements structurels en cours
Ce n’est pas une simple question de chiffres. Avec 1,7 trillion de dollars d’actifs sous gestion, même une allocation de 1% représente potentiellement 170 milliards de dollars. Plus important encore, cela ouvre la porte du système de gestion de patrimoine traditionnel au Bitcoin.
Selon les dernières nouvelles, des institutions comme Morgan Stanley, Fidelity et BlackRock ont déjà publiquement soutenu la possibilité d’une allocation limitée en Bitcoin sous un cadre strict de gestion des risques. La modification de la politique de Bank of America pourrait également accélérer la pénétration des ETF Bitcoin dans les portefeuilles institutionnels, créant une nouvelle pression concurrentielle pour les banques encore prudentes.
Changement dans le rythme d’entrée des fonds à long terme
L’impact central de cette politique ne réside pas dans le court terme sur le prix, mais dans la modification de deux structures :
Le rythme d’entrée des fonds à long terme : passant d’une évitement passif à une configuration active, du “peut-être envisager” au “discuté en standard”, l’entrée des capitaux institutionnels sera plus systématique.
La capacité d’absorption lors des baisses : lorsque le marché baisse, ces fonds intégrés dans la configuration standard deviendront une force d’absorption importante, modifiant la volatilité du prix du Bitcoin.
Contexte actuel du marché
Selon les données de trading, le Bitcoin poursuit sa tendance haussière aujourd’hui. Au moment de la rédaction, le prix du BTC est de 92 546,71 dollars, en hausse de 1,31% sur 24 heures, et de 4,95% sur 7 jours. La capitalisation boursière atteint 1,85 trillion de dollars, représentant 58,72% de l’ensemble du marché des cryptomonnaies. Le volume de transactions sur 24 heures s’élève à 3,363 milliards de dollars.
Ces chiffres indiquent que, dans un contexte de reconnaissance accrue par les institutions, l’intérêt pour le Bitcoin reste stable.
En résumé
L’ajustement de la politique de Bank of America constitue en soi une étape clé dans la transition du Bitcoin d’un “actif spéculatif” à un “actif de portefeuille”. Le chiffre de 4% peut sembler modeste, mais il symbolise la reconnaissance officielle du système financier traditionnel envers les actifs numériques.
Ce changement ne fera pas immédiatement monter le prix, mais il modifiera nettement la structure à long terme du marché. Avec de plus en plus d’investisseurs institutionnels qui entreront via des canaux conformes, le Bitcoin passe d’un “actif optionnel” à un “actif qu’on ne peut pas laisser en position longue indéfiniment”. En 2026, le processus de conformité des actifs numériques pourrait devenir le fil conducteur de toute l’année. Pour les investisseurs, l’essentiel n’est pas de s’attarder sur le pourcentage de 4%, mais de comprendre la transformation structurelle du marché qu’il représente.