Guide de recommandation des actions japonaises|Saisissez les opportunités d'investissement après avoir dépassé 40 000 points【Inclut la stratégie d'achat】
Pourquoi le Nikkei 225 atteint-il un sommet en 33 ans ?
Fin juin 2025, l’indice Nikkei 225 s’établit à 40 487 points, atteignant un nouveau sommet en 33 ans. Quelles opportunités d’investissement se cachent derrière cette hausse ?
La logique derrière cette tendance haussière peut être résumée en deux aspects. Tout d’abord, la reconstruction de la valorisation — en avril, la panique mondiale sur les tarifs douaniers a provoqué une chute brutale des marchés boursiers, le PER japonais est tombé à 12 fois, bien en dessous du niveau international. Avec la dissipation progressive des prévisions pessimistes, les investisseurs institutionnels ont commencé à réévaluer la valeur intrinsèque des entreprises japonaises, faisant remonter le PER à environ 13 fois, ce qui a été le principal moteur de cette reprise.
Ensuite, il y a la reconfiguration de l’allocation d’actifs. Dans un contexte où « réduire ses positions en actions américaines » est devenu un consensus, les capitaux étrangers cherchent des zones de valorisation attrayantes. Le marché japonais, relativement bon marché, est devenu une cible importante, attirant un afflux massif de capitaux internationaux. Plus important encore, les réformes de gouvernance d’entreprise impulsées par la Bourse de Tokyo commencent à porter leurs fruits — de plus en plus d’entreprises japonaises augmentent leurs dividendes en espèces, mettent en œuvre des programmes de rachat d’actions, ce qui améliore leur situation fondamentale.
Il ne faut pas non plus négliger le soutien apporté par la reprise de la chaîne mondiale de l’industrie technologique. Les entreprises japonaises de semi-conducteurs et de machines de précision en bénéficient, renforçant ainsi la confiance du marché.
Il est également intéressant de noter l’opinion de Warren Buffett sur les cinq grandes sociétés commerciales japonaises (Mitsubishi Corporation, Mitsui & Co., Itochu Corporation, Sumitomo Corporation, Marubeni Corporation). Depuis 2019, il a commencé à acheter, et en juin dernier, il a renforcé ses positions, déclarant lors de l’assemblée générale de Berkshire Hathaway qu’il comptait les conserver à long terme, allant jusqu’à affirmer « ne pas vendre pendant 50 ans ». Cet engagement à long terme témoigne de la confiance des investisseurs mondiaux dans le marché japonais.
Cependant, la poursuite de cette tendance reste incertaine, dépendant notamment de l’orientation de la politique monétaire de la Banque du Japon et du changement de l’appétit au risque mondial.
Liste de recommandations pour investir en actions japonaises
Keyence | Champion de l’automatisation industrielle
Keyence est une entreprise peu connue mais très solide. Fondée en 1974, elle se concentre sur le développement de capteurs automatisés, de systèmes d’imagerie, d’équipements de marquage laser et d’instruments de mesure industriels. Bien qu’elle ne fabrique pas directement, elle distribue ses produits via un réseau mondial dans 46 pays et régions.
Ses applications couvrent l’automatisation industrielle, la mesure de précision et le contrôle de processus. Dans les secteurs avancés comme la semi-conducteur, l’automobile ou la biotechnologie, le logo bleu de Keyence est devenu un symbole incontournable pour les usines intelligentes.
Pour l’exercice 2024, le chiffre d’affaires s’élève à 1,059 billion de yens, avec un bénéfice opérationnel de 549,78 milliards de yens, et un bénéfice net de 398,66 milliards de yens, témoignant d’une solide performance financière. Selon les analystes de Wall Street, la cible moyenne sur 12 mois est de 74 282,41 yens, avec un maximum à 80 075 yens. Comparé au prix actuel de 56 800 yens, le potentiel de hausse est d’environ 30%.
Tokyo Electron | Leader en équipements pour semi-conducteurs
Tokyo Electron est un acteur clé dans l’industrie mondiale des équipements pour semi-conducteurs, avec une capitalisation boursière atteignant 12,6 trillions de yens. La société fournit des systèmes de nettoyage de wafers et des équipements de dépôt pour des géants comme Samsung, TSMC, Intel. Avec l’importance stratégique croissante des semi-conducteurs, la demande pour ces équipements reste forte.
Les résultats pour l’exercice 2024 sont remarquables — un chiffre d’affaires consolidé de 2,43 trillions de yens, en hausse de 32,8%. Les ventes à l’étranger ont augmenté de 36,2%, représentant 2,24 trillions de yens (92,2% du total), tandis que le marché domestique a crû modestement de 2,7%. Malgré une hausse de 28,5% des coûts de vente, la société a bien maîtrisé ses coûts, ce qui a permis une croissance de 38,1% du bénéfice brut à 1,15 trillion de yens, avec une marge brute en hausse de 1,7 point à 47,1%.
Le bénéfice opérationnel a bondi de 52,8% à 697,32 milliards de yens, le bénéfice par action passant de 783,8 yens à 1 182,4 yens, illustrant l’efficacité de sa stratégie globale. Les analystes de Jefferies maintiennent une recommandation d’achat avec un objectif fixé à 32 000 yens.
Mitsubishi Heavy Industries | Bénéficiaire de la défense
Symbole de l’industrie japonaise, Mitsubishi Heavy Industries remonte à 1884 avec ses chantiers navals. Elle s’est développée en un conglomérat couvrant l’aérospatial, l’équipement énergétique, la mécanique industrielle, représentant le summum du « made in Japan ».
Les perspectives pour 2025-26 sont optimistes : une croissance de 9,6% du bénéfice opérationnel à 420 milliards de yens. Les secteurs aéronautique et défense seront les moteurs principaux, avec une hausse de 40% du bénéfice. La division énergie devrait croître de 17%. Ces prévisions s’appuient sur les résultats de 2024-25, avec un bénéfice opérationnel de 383,2 milliards de yens, en hausse de 35,6%.
Les analystes de Wall Street fixent leur objectif moyen à 3 743,76 yens, avec un maximum à 4 100 yens et un minimum à 3 030 yens. Par rapport au prix actuel de 3 185 yens, le potentiel de hausse est d’environ 17,54%.
Nintendo | Action à potentiel dans le jeu vidéo
Quand on évoque Nintendo, on pense souvent à la console qui a accompagné l’enfance. Mais pour l’exercice 2024, la performance a été décevante — un recul de 30,3% du chiffre d’affaires à 1,16 trillion de yens, une chute de 46,6% du bénéfice opérationnel à 282,5 milliards de yens, et une baisse de 43,2% du bénéfice net à 278,8 milliards de yens.
Ce recul s’explique principalement par deux facteurs : la fin du cycle de vie de la Switch, avec une attente prudente des consommateurs, et l’annonce de la Switch 2, qui freine encore plus les achats. La contribution des Amériques représente 44,2% du chiffre d’affaires, l’Europe et le Japon étant respectivement à 24,5% et 23,6%.
Malgré cette faiblesse à court terme, pourquoi continuer à suivre Nintendo ? Les analystes estiment que la croissance du secteur du jeu vidéo dépasse toujours celle du PIB mondial. Les leviers principaux sont l’expansion de la base de joueurs, la diversification des modèles de monétisation (abonnements, objets virtuels, contenus saisonniers), permettant aux éditeurs de tirer davantage de revenus par utilisateur.
Les 11 analystes de Wall Street fixent leur objectif moyen à 14 035,27 yens, avec un maximum à 20 780 yens — un potentiel évident de croissance par rapport au prix actuel.
Sony Group | Acteur de l’écosystème contenu
Le dernier trimestre, Sony a vu son bénéfice net augmenter de 4,6% à 197,7 milliards de yens, mais pour le nouvel exercice, il prévoit une baisse de 13%, principalement à cause des tensions tarifaires aux États-Unis.
Les divisions musique et cinéma restent moteurs de profit. La société a acquis le studio de jeux Bungie, la plateforme d’animation Crunchyroll, et collabore avec Kadokawa pour développer la valeur de ses IP. Ces stratégies commencent à porter leurs fruits.
Le secteur hardware est confronté à des défis — les ventes de PS5, initialement prévues à 1,85 million d’unités, ont été révisées à 1,5 million. Le marché des consoles doit s’ajuster. La pression tarifaire devrait réduire le bénéfice opérationnel de Sony d’environ 100 milliards de yens, ce qui oblige la société à revoir sa chaîne d’approvisionnement mondiale.
Les dirigeants de Sony ont indiqué avoir pris des mesures pour diversifier les sites de production et ajuster la tarification. La stratégie « hardware + contenu » — maintenir le hardware tout en accélérant le développement des services de contenu — pourra-t-elle faire face aux risques géopolitiques ? C’est une question à suivre.
Les 9 analystes de Wall Street fixent leur objectif moyen à 4 389,49 yens, avec un maximum à 4 910 yens et un minimum à 3 900 yens. Par rapport au prix actuel de 3 607 yens, le potentiel de hausse est d’environ 21,69%.
Mitsubishi Corporation | Premier choix de Buffett
Mitsubishi Corporation, l’une des cinq grandes sociétés commerciales japonaises, est aussi une des principales entreprises dans lesquelles Buffett, via Berkshire Hathaway, a investi. En juin 2025, Berkshire a annoncé avoir porté sa participation dans ces cinq sociétés à 8,5%, avec une augmentation de 1,0% à 1,7% pour chacune, et une participation totale de 8,5% à 9,8%.
Depuis juillet 2019, Buffett investit dans ces sociétés, appréciant leur gestion efficace du capital, la qualité de leurs équipes dirigeantes et leur attention aux actionnaires. Dans sa lettre aux actionnaires en février, il a indiqué avoir obtenu l’accord japonais pour augmenter sa participation à plus de 9,9%, laissant entendre qu’il continuerait à renforcer ses positions. Ces sociétés détiennent de nombreux actifs dans l’énergie, les ressources et les infrastructures à l’échelle mondiale.
Les résultats pour l’exercice 2025 (au 31 mars) montrent un chiffre d’affaires de 18,6 trillions de yens, en baisse de 4,9%, mais un bénéfice avant impôts en croissance de 2,3% à 14 000 milliards de yens. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires est de 950,7 milliards de yens, en baisse de 1,4%, mais témoignant de la résilience des conglomérats japonais en période de ralentissement économique.
Le prix actuel de l’action étant légèrement élevé, il est conseillé d’attendre une correction pour entrer. Avec le soutien de Buffett qui continue à renforcer ses positions, la valeur à long terme reste évidente.
Hitachi | Pionnier de la transformation numérique
Hitachi, géant industriel japonais avec 111 ans d’histoire, reste dans l’esprit des consommateurs pour ses téléviseurs, magnétoscopes et batteries Maxell. Récemment, l’entreprise a multiplié les acquisitions, notamment celle de la société américaine de services numériques GlobalLogic pour 9,6 milliards de dollars, pour accélérer sa transition vers un fournisseur de services logiciels.
Fondée en 1910, Hitachi est connue pour sa stratégie agressive d’acquisition. Bien qu’elle ait quitté la majorité du marché de l’électronique grand public, elle a récemment cédé ses activités dans les outils électriques et la chimie, qui stagnent. La stratégie actuelle est claire : conserver les activités de transport ferroviaire, de pièces automobiles et autres machines lourdes, tout en développant à fond ses services numériques industriels pour accompagner la transformation digitale de ses clients manufacturiers.
Malgré une chute importante du prix en avril suite aux tensions tarifaires, l’action a rapidement rebondi et se rapproche des sommets de 20 ans. Selon un professeur de l’Université de Californie à San Diego, la fréquence des restructurations d’actifs chez Hitachi constitue une perturbation pour les entreprises japonaises plutôt conservatrices. Sa transformation, passant d’un fabricant électrique à un fournisseur de solutions d’infrastructures numériques, est un exemple de mutation réussie.
La stratégie de transformation de Hitachi est claire, sa mise en œuvre efficace, et la performance boursière témoigne de la reconnaissance du marché pour ses efforts de transformation.
Comment les investisseurs taïwanais peuvent-ils entrer ?
Option 1 : Investir dans l’indice Nikkei 225
Investir dans un indice est la méthode la plus simple et directe. Bien que certaines actions individuelles puissent connaître des hausses plus importantes, la tendance générale du marché japonais en hausse assure des gains plus sûrs. La diversification est l’avantage principal : le portefeuille de 225 sociétés cotées couvre la majorité des grandes entreprises japonaises.
Au premier semestre, le Nikkei 225 a d’abord chuté à 31 136 points lors de la panique tarifaire mondiale, puis a rebondi fortement grâce à la correction de valorisation, aux flux de capitaux et à l’amélioration des fondamentaux. Il est difficile de prévoir si cette reprise se poursuivra, mais le marché japonais a déjà dépassé le stade de la prudence excessive, ce qui en fait une option à considérer pour l’allocation d’actifs.
Option 2 : Investir via les marchés américains
De nombreuses grandes entreprises japonaises émettent des certificats de dépôt (ADR) sur le marché américain, comme Toyota ™, SoftBank (SFTBY), Sumitomo Mitsui (SMFG), Nintendo (NTDOY). Avec un compte américain, il est simple d’y accéder. La tendance de ces actions est généralement alignée sur celle des actions japonaises locales.
Option 3 : Services de souscription par les courtiers taïwanais
Acheter directement des actions japonaises est plus complexe, mais des courtiers comme Yuanta Securities ou Fubon Securities proposent des services de souscription. La procédure est plus fastidieuse, avec des limites sur le volume et des frais plus élevés. Il est conseillé de consulter leur service client pour plus de détails.
Perspectives pour l’investissement en actions japonaises
Court terme : La tendance du marché japonais dépend principalement des politiques commerciales. La baisse des tarifs pourrait entraîner une reprise, mais la faiblesse de l’économie mondiale et la faiblesse des exportations japonaises pourraient faire osciller le Nikkei entre 37 000 et 38 000 points. Les analystes soulignent que l’afflux de capitaux étrangers est principalement spéculatif, et leur persistance reste à confirmer.
Moyen terme : D’ici 2026, la politique monétaire de la Banque du Japon sera déterminante. Si la BoJ relance la hausse des taux, la valorisation des banques pourrait s’améliorer, et la normalisation du yen renforcerait la rentabilité des entreprises. La clé est de suivre le rythme de la hausse des taux par rapport à la conjoncture mondiale.
Perspectives de dépassement : Pour que le Nikkei dépasse durablement 40 000 points, plusieurs facteurs doivent converger — réformes de gouvernance favorisant la ROE, compétitivité des industries émergentes, amélioration concrète des relations commerciales entre le Japon et les États-Unis. À ce stade, ces conditions ne sont pas encore réunies, et la patience reste de mise pour les investisseurs.
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Guide de recommandation des actions japonaises|Saisissez les opportunités d'investissement après avoir dépassé 40 000 points【Inclut la stratégie d'achat】
Pourquoi le Nikkei 225 atteint-il un sommet en 33 ans ?
Fin juin 2025, l’indice Nikkei 225 s’établit à 40 487 points, atteignant un nouveau sommet en 33 ans. Quelles opportunités d’investissement se cachent derrière cette hausse ?
La logique derrière cette tendance haussière peut être résumée en deux aspects. Tout d’abord, la reconstruction de la valorisation — en avril, la panique mondiale sur les tarifs douaniers a provoqué une chute brutale des marchés boursiers, le PER japonais est tombé à 12 fois, bien en dessous du niveau international. Avec la dissipation progressive des prévisions pessimistes, les investisseurs institutionnels ont commencé à réévaluer la valeur intrinsèque des entreprises japonaises, faisant remonter le PER à environ 13 fois, ce qui a été le principal moteur de cette reprise.
Ensuite, il y a la reconfiguration de l’allocation d’actifs. Dans un contexte où « réduire ses positions en actions américaines » est devenu un consensus, les capitaux étrangers cherchent des zones de valorisation attrayantes. Le marché japonais, relativement bon marché, est devenu une cible importante, attirant un afflux massif de capitaux internationaux. Plus important encore, les réformes de gouvernance d’entreprise impulsées par la Bourse de Tokyo commencent à porter leurs fruits — de plus en plus d’entreprises japonaises augmentent leurs dividendes en espèces, mettent en œuvre des programmes de rachat d’actions, ce qui améliore leur situation fondamentale.
Il ne faut pas non plus négliger le soutien apporté par la reprise de la chaîne mondiale de l’industrie technologique. Les entreprises japonaises de semi-conducteurs et de machines de précision en bénéficient, renforçant ainsi la confiance du marché.
Il est également intéressant de noter l’opinion de Warren Buffett sur les cinq grandes sociétés commerciales japonaises (Mitsubishi Corporation, Mitsui & Co., Itochu Corporation, Sumitomo Corporation, Marubeni Corporation). Depuis 2019, il a commencé à acheter, et en juin dernier, il a renforcé ses positions, déclarant lors de l’assemblée générale de Berkshire Hathaway qu’il comptait les conserver à long terme, allant jusqu’à affirmer « ne pas vendre pendant 50 ans ». Cet engagement à long terme témoigne de la confiance des investisseurs mondiaux dans le marché japonais.
Cependant, la poursuite de cette tendance reste incertaine, dépendant notamment de l’orientation de la politique monétaire de la Banque du Japon et du changement de l’appétit au risque mondial.
Liste de recommandations pour investir en actions japonaises
Keyence | Champion de l’automatisation industrielle
Keyence est une entreprise peu connue mais très solide. Fondée en 1974, elle se concentre sur le développement de capteurs automatisés, de systèmes d’imagerie, d’équipements de marquage laser et d’instruments de mesure industriels. Bien qu’elle ne fabrique pas directement, elle distribue ses produits via un réseau mondial dans 46 pays et régions.
Ses applications couvrent l’automatisation industrielle, la mesure de précision et le contrôle de processus. Dans les secteurs avancés comme la semi-conducteur, l’automobile ou la biotechnologie, le logo bleu de Keyence est devenu un symbole incontournable pour les usines intelligentes.
Pour l’exercice 2024, le chiffre d’affaires s’élève à 1,059 billion de yens, avec un bénéfice opérationnel de 549,78 milliards de yens, et un bénéfice net de 398,66 milliards de yens, témoignant d’une solide performance financière. Selon les analystes de Wall Street, la cible moyenne sur 12 mois est de 74 282,41 yens, avec un maximum à 80 075 yens. Comparé au prix actuel de 56 800 yens, le potentiel de hausse est d’environ 30%.
Tokyo Electron | Leader en équipements pour semi-conducteurs
Tokyo Electron est un acteur clé dans l’industrie mondiale des équipements pour semi-conducteurs, avec une capitalisation boursière atteignant 12,6 trillions de yens. La société fournit des systèmes de nettoyage de wafers et des équipements de dépôt pour des géants comme Samsung, TSMC, Intel. Avec l’importance stratégique croissante des semi-conducteurs, la demande pour ces équipements reste forte.
Les résultats pour l’exercice 2024 sont remarquables — un chiffre d’affaires consolidé de 2,43 trillions de yens, en hausse de 32,8%. Les ventes à l’étranger ont augmenté de 36,2%, représentant 2,24 trillions de yens (92,2% du total), tandis que le marché domestique a crû modestement de 2,7%. Malgré une hausse de 28,5% des coûts de vente, la société a bien maîtrisé ses coûts, ce qui a permis une croissance de 38,1% du bénéfice brut à 1,15 trillion de yens, avec une marge brute en hausse de 1,7 point à 47,1%.
Le bénéfice opérationnel a bondi de 52,8% à 697,32 milliards de yens, le bénéfice par action passant de 783,8 yens à 1 182,4 yens, illustrant l’efficacité de sa stratégie globale. Les analystes de Jefferies maintiennent une recommandation d’achat avec un objectif fixé à 32 000 yens.
Mitsubishi Heavy Industries | Bénéficiaire de la défense
Symbole de l’industrie japonaise, Mitsubishi Heavy Industries remonte à 1884 avec ses chantiers navals. Elle s’est développée en un conglomérat couvrant l’aérospatial, l’équipement énergétique, la mécanique industrielle, représentant le summum du « made in Japan ».
Les perspectives pour 2025-26 sont optimistes : une croissance de 9,6% du bénéfice opérationnel à 420 milliards de yens. Les secteurs aéronautique et défense seront les moteurs principaux, avec une hausse de 40% du bénéfice. La division énergie devrait croître de 17%. Ces prévisions s’appuient sur les résultats de 2024-25, avec un bénéfice opérationnel de 383,2 milliards de yens, en hausse de 35,6%.
Les analystes de Wall Street fixent leur objectif moyen à 3 743,76 yens, avec un maximum à 4 100 yens et un minimum à 3 030 yens. Par rapport au prix actuel de 3 185 yens, le potentiel de hausse est d’environ 17,54%.
Nintendo | Action à potentiel dans le jeu vidéo
Quand on évoque Nintendo, on pense souvent à la console qui a accompagné l’enfance. Mais pour l’exercice 2024, la performance a été décevante — un recul de 30,3% du chiffre d’affaires à 1,16 trillion de yens, une chute de 46,6% du bénéfice opérationnel à 282,5 milliards de yens, et une baisse de 43,2% du bénéfice net à 278,8 milliards de yens.
Ce recul s’explique principalement par deux facteurs : la fin du cycle de vie de la Switch, avec une attente prudente des consommateurs, et l’annonce de la Switch 2, qui freine encore plus les achats. La contribution des Amériques représente 44,2% du chiffre d’affaires, l’Europe et le Japon étant respectivement à 24,5% et 23,6%.
Malgré cette faiblesse à court terme, pourquoi continuer à suivre Nintendo ? Les analystes estiment que la croissance du secteur du jeu vidéo dépasse toujours celle du PIB mondial. Les leviers principaux sont l’expansion de la base de joueurs, la diversification des modèles de monétisation (abonnements, objets virtuels, contenus saisonniers), permettant aux éditeurs de tirer davantage de revenus par utilisateur.
Les 11 analystes de Wall Street fixent leur objectif moyen à 14 035,27 yens, avec un maximum à 20 780 yens — un potentiel évident de croissance par rapport au prix actuel.
Sony Group | Acteur de l’écosystème contenu
Le dernier trimestre, Sony a vu son bénéfice net augmenter de 4,6% à 197,7 milliards de yens, mais pour le nouvel exercice, il prévoit une baisse de 13%, principalement à cause des tensions tarifaires aux États-Unis.
Les divisions musique et cinéma restent moteurs de profit. La société a acquis le studio de jeux Bungie, la plateforme d’animation Crunchyroll, et collabore avec Kadokawa pour développer la valeur de ses IP. Ces stratégies commencent à porter leurs fruits.
Le secteur hardware est confronté à des défis — les ventes de PS5, initialement prévues à 1,85 million d’unités, ont été révisées à 1,5 million. Le marché des consoles doit s’ajuster. La pression tarifaire devrait réduire le bénéfice opérationnel de Sony d’environ 100 milliards de yens, ce qui oblige la société à revoir sa chaîne d’approvisionnement mondiale.
Les dirigeants de Sony ont indiqué avoir pris des mesures pour diversifier les sites de production et ajuster la tarification. La stratégie « hardware + contenu » — maintenir le hardware tout en accélérant le développement des services de contenu — pourra-t-elle faire face aux risques géopolitiques ? C’est une question à suivre.
Les 9 analystes de Wall Street fixent leur objectif moyen à 4 389,49 yens, avec un maximum à 4 910 yens et un minimum à 3 900 yens. Par rapport au prix actuel de 3 607 yens, le potentiel de hausse est d’environ 21,69%.
Mitsubishi Corporation | Premier choix de Buffett
Mitsubishi Corporation, l’une des cinq grandes sociétés commerciales japonaises, est aussi une des principales entreprises dans lesquelles Buffett, via Berkshire Hathaway, a investi. En juin 2025, Berkshire a annoncé avoir porté sa participation dans ces cinq sociétés à 8,5%, avec une augmentation de 1,0% à 1,7% pour chacune, et une participation totale de 8,5% à 9,8%.
Depuis juillet 2019, Buffett investit dans ces sociétés, appréciant leur gestion efficace du capital, la qualité de leurs équipes dirigeantes et leur attention aux actionnaires. Dans sa lettre aux actionnaires en février, il a indiqué avoir obtenu l’accord japonais pour augmenter sa participation à plus de 9,9%, laissant entendre qu’il continuerait à renforcer ses positions. Ces sociétés détiennent de nombreux actifs dans l’énergie, les ressources et les infrastructures à l’échelle mondiale.
Les résultats pour l’exercice 2025 (au 31 mars) montrent un chiffre d’affaires de 18,6 trillions de yens, en baisse de 4,9%, mais un bénéfice avant impôts en croissance de 2,3% à 14 000 milliards de yens. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires est de 950,7 milliards de yens, en baisse de 1,4%, mais témoignant de la résilience des conglomérats japonais en période de ralentissement économique.
Le prix actuel de l’action étant légèrement élevé, il est conseillé d’attendre une correction pour entrer. Avec le soutien de Buffett qui continue à renforcer ses positions, la valeur à long terme reste évidente.
Hitachi | Pionnier de la transformation numérique
Hitachi, géant industriel japonais avec 111 ans d’histoire, reste dans l’esprit des consommateurs pour ses téléviseurs, magnétoscopes et batteries Maxell. Récemment, l’entreprise a multiplié les acquisitions, notamment celle de la société américaine de services numériques GlobalLogic pour 9,6 milliards de dollars, pour accélérer sa transition vers un fournisseur de services logiciels.
Fondée en 1910, Hitachi est connue pour sa stratégie agressive d’acquisition. Bien qu’elle ait quitté la majorité du marché de l’électronique grand public, elle a récemment cédé ses activités dans les outils électriques et la chimie, qui stagnent. La stratégie actuelle est claire : conserver les activités de transport ferroviaire, de pièces automobiles et autres machines lourdes, tout en développant à fond ses services numériques industriels pour accompagner la transformation digitale de ses clients manufacturiers.
Malgré une chute importante du prix en avril suite aux tensions tarifaires, l’action a rapidement rebondi et se rapproche des sommets de 20 ans. Selon un professeur de l’Université de Californie à San Diego, la fréquence des restructurations d’actifs chez Hitachi constitue une perturbation pour les entreprises japonaises plutôt conservatrices. Sa transformation, passant d’un fabricant électrique à un fournisseur de solutions d’infrastructures numériques, est un exemple de mutation réussie.
La stratégie de transformation de Hitachi est claire, sa mise en œuvre efficace, et la performance boursière témoigne de la reconnaissance du marché pour ses efforts de transformation.
Comment les investisseurs taïwanais peuvent-ils entrer ?
Option 1 : Investir dans l’indice Nikkei 225
Investir dans un indice est la méthode la plus simple et directe. Bien que certaines actions individuelles puissent connaître des hausses plus importantes, la tendance générale du marché japonais en hausse assure des gains plus sûrs. La diversification est l’avantage principal : le portefeuille de 225 sociétés cotées couvre la majorité des grandes entreprises japonaises.
Au premier semestre, le Nikkei 225 a d’abord chuté à 31 136 points lors de la panique tarifaire mondiale, puis a rebondi fortement grâce à la correction de valorisation, aux flux de capitaux et à l’amélioration des fondamentaux. Il est difficile de prévoir si cette reprise se poursuivra, mais le marché japonais a déjà dépassé le stade de la prudence excessive, ce qui en fait une option à considérer pour l’allocation d’actifs.
Option 2 : Investir via les marchés américains
De nombreuses grandes entreprises japonaises émettent des certificats de dépôt (ADR) sur le marché américain, comme Toyota ™, SoftBank (SFTBY), Sumitomo Mitsui (SMFG), Nintendo (NTDOY). Avec un compte américain, il est simple d’y accéder. La tendance de ces actions est généralement alignée sur celle des actions japonaises locales.
Option 3 : Services de souscription par les courtiers taïwanais
Acheter directement des actions japonaises est plus complexe, mais des courtiers comme Yuanta Securities ou Fubon Securities proposent des services de souscription. La procédure est plus fastidieuse, avec des limites sur le volume et des frais plus élevés. Il est conseillé de consulter leur service client pour plus de détails.
Perspectives pour l’investissement en actions japonaises
Court terme : La tendance du marché japonais dépend principalement des politiques commerciales. La baisse des tarifs pourrait entraîner une reprise, mais la faiblesse de l’économie mondiale et la faiblesse des exportations japonaises pourraient faire osciller le Nikkei entre 37 000 et 38 000 points. Les analystes soulignent que l’afflux de capitaux étrangers est principalement spéculatif, et leur persistance reste à confirmer.
Moyen terme : D’ici 2026, la politique monétaire de la Banque du Japon sera déterminante. Si la BoJ relance la hausse des taux, la valorisation des banques pourrait s’améliorer, et la normalisation du yen renforcerait la rentabilité des entreprises. La clé est de suivre le rythme de la hausse des taux par rapport à la conjoncture mondiale.
Perspectives de dépassement : Pour que le Nikkei dépasse durablement 40 000 points, plusieurs facteurs doivent converger — réformes de gouvernance favorisant la ROE, compétitivité des industries émergentes, amélioration concrète des relations commerciales entre le Japon et les États-Unis. À ce stade, ces conditions ne sont pas encore réunies, et la patience reste de mise pour les investisseurs.