Le secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Chris Wright, a déclaré le 7 que les États-Unis contrôlaient « indéfiniment » la vente de pétrole vénézuélien, et prévoyait une augmentation de 50 % de la production pétrolière du Venezuela dans les 18 mois. Il ne s’agit pas seulement d’une politique énergétique, mais d’une réorganisation du paysage énergétique mondial. Le gouvernement américain prévoit que de grandes compagnies pétrolières entreront dans l’exploitation pétrolière dominée par le Venezuela, avec tous les revenus de vente déposés sur des comptes sous contrôle américain, puis réinvestis au Venezuela pour l’achat de produits américains. Ce cycle « pétrole contre marchandises américaines » a déjà été lancé, et le marché réagit rapidement.
Noyau de la politique : prise en main totale de la production à la vente
Ce plan américain comporte trois étapes clés :
La production : de grandes entreprises pétrolières américaines entrent au Venezuela, prennent en charge l’exploitation pétrolière, fournissent des diluants pour le pétrole lourd, des pièces détachées et des équipements
La vente : le droit de vendre le pétrole vénézuélien est directement contrôlé par le gouvernement américain, incluant les stocks existants et les ventes « indéfinies » futures
Les revenus : tous les revenus de la vente sont déposés sur un compte dédié sous contrôle américain, puis réorientés vers l’achat de produits agricoles, médicaments, dispositifs médicaux et équipements énergétiques américains
Cela signifie que la vie du pétrole vénézuélien est désormais essentiellement sous contrôle américain. Selon des informations, les États-Unis ont déjà obtenu un premier lot de « pétrole de haute qualité soumis à des sanctions » compris entre 30 et 50 millions de barils, ce n’est que le début.
La réalité et les prévisions de la croissance de la production
Wright indique que la production quotidienne de pétrole du Venezuela pourrait augmenter de plusieurs centaines de milliers de barils dans les prochaines années. Avec ce rythme, une croissance de 50 % en 18 mois est réalisable. Mais il admet aussi qu’il faudra des investissements de plusieurs milliards de dollars et « un temps considérable » pour ramener la production vénézuélienne à ses niveaux historiques. En d’autres termes, les États-Unis peuvent à la fois profiter du pétrole existant et obtenir des gains à long terme via l’apport technologique et financier.
Réaction immédiate du marché
Cette initiative américaine a suscité des réactions à plusieurs niveaux sur le marché :
Catégorie d’actifs
Variation
Analyse des causes
Pétrole brut américain
-1,28 % à 56,4 USD/baril
Anticipation d’une augmentation de la production vénézuélienne, pression à la baisse à court terme
Or
-0,65 % à 4467,1 USD/once
Prise de bénéfices, ajustement après une réaction excessive précédente
Argent
-3,77 % à 77,98 USD/once
Faiblesse générale des métaux précieux, forte pression de correction
Les marchés boursiers américains ont montré une divergence marquée. Le Dow Jones a chuté de 466 points (-0,94 %), le S&P 500 a baissé de 0,34 %, le Nasdaq a progressé de 0,16 %. Les grandes valeurs technologiques ont tiré la hausse, Intel a gagné 6,47 %, Google 2,43 %, Microsoft et Nvidia environ 1 %. Les actions du secteur militaire ont d’abord bondi après que Trump ait « ciblé » le secteur, puis ont reculé, Lockheed Martin passant d’un gain de plus de 2 % à une baisse proche de 5 %.
Impacts géopolitiques et industriels multidimensionnels
Différences à court et long terme
À court terme, l’augmentation de l’offre de pétrole américain devrait légèrement faire baisser les prix du pétrole. Cependant, cette intervention forte accroît l’incertitude dans la chaîne d’approvisionnement énergétique mondiale, et le risque de prime géopolitique sur le prix du pétrole à moyen et long terme augmente. Toute instabilité politique en Amérique latine pourrait provoquer des fluctuations du marché.
Bénéfices directs pour l’industrie américaine
Le principal gagnant de ce plan est l’industrie intérieure américaine. Selon Trump, les revenus pétroliers du Venezuela seront exclusivement utilisés pour acheter des produits fabriqués aux États-Unis. Cela implique :
Secteur agricole : expansion des canaux de vente des produits agricoles américains
Industrie pharmaceutique : augmentation des exportations de médicaments et dispositifs médicaux
Fabrication d’équipements énergétiques : hausse de la demande pour la modernisation des réseaux électriques et des infrastructures énergétiques
C’est un modèle typique de « liaison bidirectionnelle entre ressources et marchés ».
Redéfinition du paysage géopolitique
Le paysage énergétique en Amérique latine est en train d’être réécrit de force. Le Venezuela, qui était une grande puissance énergétique, devient une sorte de réserve pétrolière américaine, ce qui aura des implications profondes pour la compétition régionale. La réaction des autres pays latino-américains face à cette nouvelle stratégie américaine reste à observer.
Conclusion
Le contrôle américain sur le pétrole vénézuélien n’est pas seulement une révision de la politique énergétique, mais une opération géopolitique majeure. La prévision d’une croissance de 50 % en 18 mois, bien qu’elle puisse à court terme faire baisser les prix, accroît à long terme l’incertitude sur l’approvisionnement mondial. Les industries américaines telles que l’agriculture, la pharmacie et la fabrication d’équipements énergétiques en bénéficieront directement, tandis que le paysage énergétique mondial est en train d’être redéfini. Pour les acteurs du marché intéressés par les matières premières et les risques géopolitiques, le développement de cette « prise en main » du pétrole devra faire l’objet d’une surveillance continue.
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Les États-Unis "reprennent le contrôle du pétrole" au Venezuela, le paysage énergétique mondial est en train d'être réécrit
Le secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Chris Wright, a déclaré le 7 que les États-Unis contrôlaient « indéfiniment » la vente de pétrole vénézuélien, et prévoyait une augmentation de 50 % de la production pétrolière du Venezuela dans les 18 mois. Il ne s’agit pas seulement d’une politique énergétique, mais d’une réorganisation du paysage énergétique mondial. Le gouvernement américain prévoit que de grandes compagnies pétrolières entreront dans l’exploitation pétrolière dominée par le Venezuela, avec tous les revenus de vente déposés sur des comptes sous contrôle américain, puis réinvestis au Venezuela pour l’achat de produits américains. Ce cycle « pétrole contre marchandises américaines » a déjà été lancé, et le marché réagit rapidement.
Noyau de la politique : prise en main totale de la production à la vente
Ce plan américain comporte trois étapes clés :
Cela signifie que la vie du pétrole vénézuélien est désormais essentiellement sous contrôle américain. Selon des informations, les États-Unis ont déjà obtenu un premier lot de « pétrole de haute qualité soumis à des sanctions » compris entre 30 et 50 millions de barils, ce n’est que le début.
La réalité et les prévisions de la croissance de la production
Wright indique que la production quotidienne de pétrole du Venezuela pourrait augmenter de plusieurs centaines de milliers de barils dans les prochaines années. Avec ce rythme, une croissance de 50 % en 18 mois est réalisable. Mais il admet aussi qu’il faudra des investissements de plusieurs milliards de dollars et « un temps considérable » pour ramener la production vénézuélienne à ses niveaux historiques. En d’autres termes, les États-Unis peuvent à la fois profiter du pétrole existant et obtenir des gains à long terme via l’apport technologique et financier.
Réaction immédiate du marché
Cette initiative américaine a suscité des réactions à plusieurs niveaux sur le marché :
Les marchés boursiers américains ont montré une divergence marquée. Le Dow Jones a chuté de 466 points (-0,94 %), le S&P 500 a baissé de 0,34 %, le Nasdaq a progressé de 0,16 %. Les grandes valeurs technologiques ont tiré la hausse, Intel a gagné 6,47 %, Google 2,43 %, Microsoft et Nvidia environ 1 %. Les actions du secteur militaire ont d’abord bondi après que Trump ait « ciblé » le secteur, puis ont reculé, Lockheed Martin passant d’un gain de plus de 2 % à une baisse proche de 5 %.
Impacts géopolitiques et industriels multidimensionnels
Différences à court et long terme
À court terme, l’augmentation de l’offre de pétrole américain devrait légèrement faire baisser les prix du pétrole. Cependant, cette intervention forte accroît l’incertitude dans la chaîne d’approvisionnement énergétique mondiale, et le risque de prime géopolitique sur le prix du pétrole à moyen et long terme augmente. Toute instabilité politique en Amérique latine pourrait provoquer des fluctuations du marché.
Bénéfices directs pour l’industrie américaine
Le principal gagnant de ce plan est l’industrie intérieure américaine. Selon Trump, les revenus pétroliers du Venezuela seront exclusivement utilisés pour acheter des produits fabriqués aux États-Unis. Cela implique :
C’est un modèle typique de « liaison bidirectionnelle entre ressources et marchés ».
Redéfinition du paysage géopolitique
Le paysage énergétique en Amérique latine est en train d’être réécrit de force. Le Venezuela, qui était une grande puissance énergétique, devient une sorte de réserve pétrolière américaine, ce qui aura des implications profondes pour la compétition régionale. La réaction des autres pays latino-américains face à cette nouvelle stratégie américaine reste à observer.
Conclusion
Le contrôle américain sur le pétrole vénézuélien n’est pas seulement une révision de la politique énergétique, mais une opération géopolitique majeure. La prévision d’une croissance de 50 % en 18 mois, bien qu’elle puisse à court terme faire baisser les prix, accroît à long terme l’incertitude sur l’approvisionnement mondial. Les industries américaines telles que l’agriculture, la pharmacie et la fabrication d’équipements énergétiques en bénéficieront directement, tandis que le paysage énergétique mondial est en train d’être redéfini. Pour les acteurs du marché intéressés par les matières premières et les risques géopolitiques, le développement de cette « prise en main » du pétrole devra faire l’objet d’une surveillance continue.