Lorsque vous tenez un bateau en caoutchouc dans des vagues de 2 mètres, en courant vers un navire de guerre dans des eaux contestées, il vaut la peine de se demander : qu’est-ce qui pousse un journaliste à se mettre volontairement dans cette position ? Pour ceux d’entre nous qui couvrent la défense et les tensions géopolitiques, la réponse ne réside pas dans l’adrénaline, mais dans la responsabilité d’aider les lecteurs à comprendre ce qui se passe réellement.
La vérité sur le terrain dans des eaux contestées
C’était à la mi-juin 2025 lorsque j’ai rejoint une vingtaine de journalistes et d’officiers de communication militaire à bord du BRP Andres Bonifacio (PS-17) pour une patrouille maritime d’une semaine dans la mer de Chine méridionale. Le voyage a commencé sur l’île de Pag-asa, le plus grand poste philippin administré civilement dans ces eaux disputées. Le Commandement des opérations spéciales navales nous avait briefés clairement : attendez-vous à des mers agitées et à d’éventuelles rencontres avec des navires de la Garde côtière chinoise. Ce que je n’avais pas anticipé, c’était la différence viscérale entre lire ces incidents et les vivre en direct.
Le transit de 20 à 30 minutes en hors-bord jusqu’au navire de guerre a mis à l’épreuve à la fois notre endurance physique et notre détermination. Notre personnel naval — surnommé palaka pour leur expertise amphibie — a navigué habilement dans ces eaux difficiles. Nous sommes ensuite allés visiter l’île de Likas quelques jours plus tard et, comme on peut le supposer de ce récit, je suis rentré sain et sauf à terre. Mais cette expérience physique a fondamentalement changé ma façon de comprendre et de rendre compte de ces développements.
Pourquoi une couverture immersive est essentielle
Il existe une différence cruciale entre consommer des informations sur des incidents maritimes et les comprendre par l’observation directe. Lire sur les interactions entre la Garde côtière chinoise et les navires philippins transmet des faits. Voir leurs plus grands navires passer à une distance inconfortable tout en établissant un contact visuel avec leur personnel transmet quelque chose de bien plus profond sur la réalité géopolitique dans ces eaux.
Mon rôle en tant que correspondant en défense et affaires étrangères consiste à suivre à la fois les déclarations publiques et les délibérations en coulisses qui façonnent la gestion par les Philippines de ses intérêts maritimes et de son positionnement international. Cela inclut la surveillance des efforts de modernisation de la défense du pays, de ses responsabilités en tant que président de l’ASEAN, de sa quête d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, et des négociations en cours concernant le Code de conduite en mer de Chine méridionale. Ce ne sont pas simplement des questions procédurales — elles définissent la trajectoire des Philippines et leur stature mondiale, surtout face aux défis simultanés que l’administration doit relever sur le plan intérieur.
Le privilège et le fardeau du témoignage oculaire
Ce que j’ai appris lors d’assignations comme cette patrouille maritime, c’est que faire un reportage rigoureux demande plus que de la recherche sur bureau ou des déclarations officielles. Il faut se mettre dans des situations où la politique abstraite devient une réalité concrète. Cela signifie témoigner du professionnalisme et du courage de notre personnel maritime tout en se demandant si les plans stratégiques avancent, stagnent ou sont compromis.
Ce travail porte à la fois un poids et un privilège — le privilège de comprendre la véritable situation sur le terrain, le fardeau de traduire cette compréhension de manière claire pour les lecteurs naviguant dans un paysage informationnel de plus en plus complexe, rempli de bruit et de récits concurrents.
À l’approche de 2026, il semble peu probable que les enjeux diminuent. Les courants géopolitiques affectant la mer de Chine méridionale ne montrent aucun signe de calmer. Un reportage de qualité — celui qui apporte clarté, contexte approprié et vérité sans compromis — n’a jamais été aussi nécessaire. C’est pourquoi le journalisme indépendant mérite votre soutien continu alors que nous documentons ces moments cruciaux pour les Philippines et la région.
– Rappler.com
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Rapport maritime sur le front : pourquoi témoigner est important en mer de Chine méridionale
Lorsque vous tenez un bateau en caoutchouc dans des vagues de 2 mètres, en courant vers un navire de guerre dans des eaux contestées, il vaut la peine de se demander : qu’est-ce qui pousse un journaliste à se mettre volontairement dans cette position ? Pour ceux d’entre nous qui couvrent la défense et les tensions géopolitiques, la réponse ne réside pas dans l’adrénaline, mais dans la responsabilité d’aider les lecteurs à comprendre ce qui se passe réellement.
La vérité sur le terrain dans des eaux contestées
C’était à la mi-juin 2025 lorsque j’ai rejoint une vingtaine de journalistes et d’officiers de communication militaire à bord du BRP Andres Bonifacio (PS-17) pour une patrouille maritime d’une semaine dans la mer de Chine méridionale. Le voyage a commencé sur l’île de Pag-asa, le plus grand poste philippin administré civilement dans ces eaux disputées. Le Commandement des opérations spéciales navales nous avait briefés clairement : attendez-vous à des mers agitées et à d’éventuelles rencontres avec des navires de la Garde côtière chinoise. Ce que je n’avais pas anticipé, c’était la différence viscérale entre lire ces incidents et les vivre en direct.
Le transit de 20 à 30 minutes en hors-bord jusqu’au navire de guerre a mis à l’épreuve à la fois notre endurance physique et notre détermination. Notre personnel naval — surnommé palaka pour leur expertise amphibie — a navigué habilement dans ces eaux difficiles. Nous sommes ensuite allés visiter l’île de Likas quelques jours plus tard et, comme on peut le supposer de ce récit, je suis rentré sain et sauf à terre. Mais cette expérience physique a fondamentalement changé ma façon de comprendre et de rendre compte de ces développements.
Pourquoi une couverture immersive est essentielle
Il existe une différence cruciale entre consommer des informations sur des incidents maritimes et les comprendre par l’observation directe. Lire sur les interactions entre la Garde côtière chinoise et les navires philippins transmet des faits. Voir leurs plus grands navires passer à une distance inconfortable tout en établissant un contact visuel avec leur personnel transmet quelque chose de bien plus profond sur la réalité géopolitique dans ces eaux.
Mon rôle en tant que correspondant en défense et affaires étrangères consiste à suivre à la fois les déclarations publiques et les délibérations en coulisses qui façonnent la gestion par les Philippines de ses intérêts maritimes et de son positionnement international. Cela inclut la surveillance des efforts de modernisation de la défense du pays, de ses responsabilités en tant que président de l’ASEAN, de sa quête d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, et des négociations en cours concernant le Code de conduite en mer de Chine méridionale. Ce ne sont pas simplement des questions procédurales — elles définissent la trajectoire des Philippines et leur stature mondiale, surtout face aux défis simultanés que l’administration doit relever sur le plan intérieur.
Le privilège et le fardeau du témoignage oculaire
Ce que j’ai appris lors d’assignations comme cette patrouille maritime, c’est que faire un reportage rigoureux demande plus que de la recherche sur bureau ou des déclarations officielles. Il faut se mettre dans des situations où la politique abstraite devient une réalité concrète. Cela signifie témoigner du professionnalisme et du courage de notre personnel maritime tout en se demandant si les plans stratégiques avancent, stagnent ou sont compromis.
Ce travail porte à la fois un poids et un privilège — le privilège de comprendre la véritable situation sur le terrain, le fardeau de traduire cette compréhension de manière claire pour les lecteurs naviguant dans un paysage informationnel de plus en plus complexe, rempli de bruit et de récits concurrents.
À l’approche de 2026, il semble peu probable que les enjeux diminuent. Les courants géopolitiques affectant la mer de Chine méridionale ne montrent aucun signe de calmer. Un reportage de qualité — celui qui apporte clarté, contexte approprié et vérité sans compromis — n’a jamais été aussi nécessaire. C’est pourquoi le journalisme indépendant mérite votre soutien continu alors que nous documentons ces moments cruciaux pour les Philippines et la région.
– Rappler.com