Les ambitions de la stablecoin des Émirats arabes unis se renforcent : RAKBank rejoint la vague avec l'aval de la banque centrale

L’écosystème stablecoin des Émirats arabes unis entre dans une nouvelle phase. RAKBank a obtenu une autorisation de principe de la part de la Banque centrale des Émirats arabes unis (CBUAE) pour émettre un jeton de paiement adossé à un dirham, marquant une étape supplémentaire dans le cadre réglementaire des actifs numériques de la région. L’approbation, effective à partir du 7 janvier, ouvre la voie à RAKBank pour avancer—à condition que la banque remplisse les autres critères réglementaires et opérationnels.

Ce développement ne se produit pas isolément. Les Émirats arabes unis ont discrètement construit l’une des infrastructures d’actifs numériques les plus complètes du Moyen-Orient. La Banque centrale, Abu Dhabi Global Market, l’Autorité de régulation des actifs virtuels de Dubaï, et d’autres organismes gouvernementaux ont conjointement élaboré un cadre réglementaire couvrant les stablecoins, les fournisseurs de services d’actifs virtuels, et les produits financiers tokenisés. Au sein de cet écosystème, les jetons adossés au dirham jouent un rôle stratégique : moderniser les systèmes de paiement du pays, stimuler la croissance de l’économie numérique, et rationaliser les flux de remises transfrontalières dans une région où les transferts d’argent constituent un pilier économique essentiel.

Fondations techniques et conformité réglementaire

Le stablecoin proposé par RAKBank opérera sous des garde-fous stricts. Chaque jeton sera garanti 1:1 par des dirhams stockés dans des comptes séparés et réglementés. Le système fonctionnera sur des contrats intelligents audités avec une vérification continue des réserves—une conception qui allie la transparence de la blockchain à la gouvernance financière traditionnelle. Pour Raheel Ahmed, PDG du groupe RAKBank, cette approbation valide l’approche de la banque en matière « d’innovation responsable et régulée basée sur la confiance », indiquant que les actifs numériques ne nécessitent pas de renoncer à la discipline réglementaire.

Ce qui rend cela significatif, c’est la base réglementaire déjà en place. RAKBank est déjà licenciée et supervisée par la CBUAE, ce qui élimine la nécessité d’un processus d’approbation distinct. Cet avantage de l’existant accélère la trajectoire de la banque par rapport à des startups crypto-native ou des émetteurs internationaux cherchant à pénétrer le marché des Émirats.

Un marché concurrentiel mais structuré

RAKBank n’est pas le seul acteur à mobiliser des stablecoins en dirham. L’opérateur télécom e& (Etisalat) mène des programmes pilotes pour un stablecoin régulé en dirham sous la marque AE Coin, testant des cas d’usage dans les workflows de paiement de factures. Par ailleurs, des acteurs internationaux ont déjà obtenu des approbations : Circle a lancé USDC à Abu Dhabi, tandis que Ripple a obtenu l’autorisation pour Ripple USD—tous deux ciblant des clients institutionnels et des stratégies d’expansion régionale.

Ce contexte multi-participants indique que les Émirats visent un marché compétitif mais sous supervision, plutôt qu’une structure monopolistique. La présence d’acteurs locaux (banques, télécoms) et de plateformes internationales (Circle, Ripple) montre la confiance réglementaire dans la gestion simultanée de plusieurs émetteurs de stablecoins.

La stratégie Web3 plus large de Ras Al Khaimah

RAKBank opère dans Ras Al Khaimah, un émirat qui se positionne activement comme un hub de la Web3 et de l’économie numérique. L’initiative RAK DAO de l’émirat a introduit le cadre DARe, donnant une reconnaissance légale formelle aux DAO—une première dans la région. L’accélérateur “Builder’s Oasis”, soutenu par un fonds de $2 million, favorise l’innovation dans l’IA, le gaming et la blockchain, créant un écosystème propice à l’innovation au-delà de la seule banque.

Ce contexte est important : le stablecoin de RAKBank n’est pas un produit isolé, mais fait partie d’une stratégie régionale plus large pour attirer les acteurs de l’économie numérique et renforcer l’infrastructure.

Les questions en suspens

Tout n’est pas encore réglé. L’infrastructure blockchain sous-jacente au jeton reste indéterminée—sera-t-elle déployée sur Ethereum, une chaîne propriétaire, ou un modèle hybride ? L’interopérabilité avec les réseaux de stablecoins mondiaux établis est également floue. La relation entre la réglementation fédérale des Émirats et celle des zones franches, une fois que les transactions réelles migrent en chaîne, constitue une autre zone grise.

L’adoption sur le marché dépendra de réponses concrètes. Les entreprises et les consommateurs n’intégreront pas spontanément les stablecoins en dirham dans leurs opérations quotidiennes de paiement et de trésorerie sans intégrations produits claires, gains de coûts, et incitations tarifaires. Les régulateurs et institutions financières se préparent à la tokenisation, mais les points de friction entre systèmes legacy et règlements basés sur la blockchain restent des obstacles pratiques.

RAKBank a refusé de commenter les délais de mise en œuvre ou les détails de l’architecture technique au moment de la publication.

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