La hausse de la mémoire et du disque dur peut-elle entraîner une explosion du secteur du stockage on-chain ?
Pour répondre d’abord, d’un point de vue de la corrélation, même si l’on ne peut pas dire qu’il n’y a aucune relation, cette corrélation pourrait ne pas dépasser 1 %.
La hausse des prix de la mémoire et des disques durs est principalement due à :
Premièrement, il s’agit d’un cycle typique de dépenses en capital pour les centres de données AI.
Que ce soit la DRAM, l’HBM ou les HDD d’entreprise, ils servent essentiellement à l’expansion de l’infrastructure de calcul. La formation et l’inférence en AI ne consomment pas seulement de la mémoire vidéo, mais nécessitent simultanément du calcul, de la mémoire, du stockage, de l’électricité et du réseau. C’est un système complet, et non une demande unique.
Deuxièmement, la demande est réelle, et non conceptuelle.
Les centres de données ont besoin de performances de lecture/écriture à haute fréquence, stables, prévisibles, ainsi que d’un coût unitaire de stockage très faible. La hausse des prix de la mémoire et des disques durs reflète des changements dans les commandes réelles, les achats réels, et les cycles de livraison réels, plutôt que des émotions ou des attentes.
Troisièmement, l’offre se contracte, mais il n’y a pas de pénurie.
Que ce soit la mémoire ou les HDD, cette hausse des prix présente une caractéristique commune : après une longue guerre des prix, les fabricants choisissent de réduire la production, d’augmenter les prix, et de se concentrer davantage sur le haut de gamme et le secteur des entreprises, en priorisant la trésorerie et la marge brute. Cela signifie que la sensibilité des prix aux variations de la demande est amplifiée.
Quant au stockage on-chain, c’est tout à fait le contraire.
Premièrement, le stockage on-chain ne sert pas le système de calcul, mais le système de consensus.
Les données AI nécessitent une puissance de calcul importante, pas le consensus. Décrire de grandes quantités de données avec le consensus est une erreur tant en ingénierie qu’en économie.
Deuxièmement, le stockage on-chain résout le problème de la fiabilité, pas celui de l’échelle.
99 % des besoins de stockage dans le monde réel ne nécessitent pas une réplication totale, une immutabilité ou une arbitration décentralisée. Ils ont besoin d’être bon marché, stables, contrôlables et responsables.
Troisièmement, la hausse des prix ne se transmet pas à la chaîne.
La hausse des prix de la mémoire et des disques durs ne fera que renforcer la stratification entre stockage chaud et froid dans les centres de données, avec une architecture de stockage davantage industrialisée et à grande échelle, plus sensible aux coûts et à l’efficacité. Elle ne conduira pas les entreprises à accepter soudainement une solution on-chain plus coûteuse, moins performante et avec une responsabilité floue.
Ainsi, ils ne suivent pas la même courbe de demande, ni la même logique de dépenses en capital. Si l’on cherche une relation, elle n’est plus qu’émotionnelle, une simple “capter la narration”, plutôt qu’un “vrai bénéfice” structurel.
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La hausse de la mémoire et du disque dur peut-elle entraîner une explosion du secteur du stockage on-chain ?
Pour répondre d’abord, d’un point de vue de la corrélation, même si l’on ne peut pas dire qu’il n’y a aucune relation, cette corrélation pourrait ne pas dépasser 1 %.
La hausse des prix de la mémoire et des disques durs est principalement due à :
Premièrement, il s’agit d’un cycle typique de dépenses en capital pour les centres de données AI.
Que ce soit la DRAM, l’HBM ou les HDD d’entreprise, ils servent essentiellement à l’expansion de l’infrastructure de calcul. La formation et l’inférence en AI ne consomment pas seulement de la mémoire vidéo, mais nécessitent simultanément du calcul, de la mémoire, du stockage, de l’électricité et du réseau. C’est un système complet, et non une demande unique.
Deuxièmement, la demande est réelle, et non conceptuelle.
Les centres de données ont besoin de performances de lecture/écriture à haute fréquence, stables, prévisibles, ainsi que d’un coût unitaire de stockage très faible. La hausse des prix de la mémoire et des disques durs reflète des changements dans les commandes réelles, les achats réels, et les cycles de livraison réels, plutôt que des émotions ou des attentes.
Troisièmement, l’offre se contracte, mais il n’y a pas de pénurie.
Que ce soit la mémoire ou les HDD, cette hausse des prix présente une caractéristique commune : après une longue guerre des prix, les fabricants choisissent de réduire la production, d’augmenter les prix, et de se concentrer davantage sur le haut de gamme et le secteur des entreprises, en priorisant la trésorerie et la marge brute. Cela signifie que la sensibilité des prix aux variations de la demande est amplifiée.
Quant au stockage on-chain, c’est tout à fait le contraire.
Premièrement, le stockage on-chain ne sert pas le système de calcul, mais le système de consensus.
Les données AI nécessitent une puissance de calcul importante, pas le consensus. Décrire de grandes quantités de données avec le consensus est une erreur tant en ingénierie qu’en économie.
Deuxièmement, le stockage on-chain résout le problème de la fiabilité, pas celui de l’échelle.
99 % des besoins de stockage dans le monde réel ne nécessitent pas une réplication totale, une immutabilité ou une arbitration décentralisée. Ils ont besoin d’être bon marché, stables, contrôlables et responsables.
Troisièmement, la hausse des prix ne se transmet pas à la chaîne.
La hausse des prix de la mémoire et des disques durs ne fera que renforcer la stratification entre stockage chaud et froid dans les centres de données, avec une architecture de stockage davantage industrialisée et à grande échelle, plus sensible aux coûts et à l’efficacité. Elle ne conduira pas les entreprises à accepter soudainement une solution on-chain plus coûteuse, moins performante et avec une responsabilité floue.
Ainsi, ils ne suivent pas la même courbe de demande, ni la même logique de dépenses en capital. Si l’on cherche une relation, elle n’est plus qu’émotionnelle, une simple “capter la narration”, plutôt qu’un “vrai bénéfice” structurel.
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