Les actions américaines font face à une vulnérabilité importante qui dépasse largement le secteur technologique, alors que plusieurs vents contraires convergent pour exposer la fragilité sous-jacente du marché. La faiblesse ne résulte pas d’un seul catalyseur, mais plutôt d’une combinaison toxique de revers d’entreprises, de tensions géopolitiques et d’incertitudes politiques qui amènent les investisseurs à réévaluer leurs positions.
L’échec du pari de 100 milliards de dollars du géant de l’IA révèle la fragilité du marché
La baisse de 1,6 % avant l’ouverture de Nvidia indique un problème plus large dans le récit de l’intelligence artificielle qui a alimenté les gains du marché. Selon un reportage du Wall Street Journal, le plan ambitieux du fabricant de puces d’investir jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI pour développer et déployer des modèles d’IA de pointe a été interrompu, avec l’émergence de doutes internes quant à la viabilité de l’accord. Cette évolution est particulièrement préoccupante pour le secteur technologique, car Nvidia a été le leader du marché et le principal bénéficiaire de l’enthousiasme pour l’IA.
La faiblesse de l’entreprise résonne à travers l’ensemble du secteur technologique. Avec les contrats à terme sur le S&P 500 déjà en baisse de 0,4 % à l’ouverture, le Nasdaq semble particulièrement vulnérable, pouvant prolonger la chute de 0,9 % de vendredi, qui a vu l’indice perdre 223,30 points pour clôturer à 23 461,82. La sensibilité du Nasdaq aux difficultés de Nvidia souligne à quel point les gains du marché sont concentrés autour de quelques méga-capitalisations dans l’IA.
Pressions en couches : tensions commerciales et incertitude sur la politique monétaire aggravent les pertes
Au-delà de la défaillance de Nvidia, les investisseurs doivent faire face à des tensions commerciales persistantes et à une ambiguïté renouvelée concernant la direction de la politique monétaire américaine. Ces incertitudes macroéconomiques déclenchent un sentiment de prudence plus large sur les desks de trading. La séance de vendredi en est un exemple, avec le Dow Jones Industrial Average en baisse de 179,09 points (0,4 %) pour clôturer à 48 892,47, tandis que le S&P 500 chutait de 29,98 points (0,4 %) à 6 939,03.
La semaine s’est avérée tout aussi peu inspirante pour les actions. Si le S&P 500 a réussi à enregistrer une modeste hausse de 0,3 %, le Nasdaq a reculé de 0,2 % et le Dow a diminué de 0,4 %, illustrant la difficulté du marché à maintenir une dynamique haussière face à des vents contraires structurels. Les traders attendent désormais le rapport sur l’emploi de janvier du Département du Travail, qui devrait montrer l’ajout de 70 000 nouveaux emplois après la création de 50 000 en décembre, ce qui pourrait modifier les perspectives de taux de la Réserve fédérale. Par ailleurs, l’indice PMI manufacturier de l’Institute for Supply Management pour janvier devrait s’améliorer légèrement à 48,5 contre 47,9 en décembre, bien qu’une lecture inférieure à 50 indique une contraction — preuve supplémentaire de la faiblesse économique.
Contagion mondiale : la faiblesse en Asie-Pacifique signale une vente massive plus large
La vulnérabilité ne se limite pas aux marchés américains. Dans toute la région Asie-Pacifique, les marchés boursiers reflétaient la même faiblesse que celle observée dans les indices américains. Le Nikkei 225 au Japon a chuté de 1,3 %, tandis que le Shanghai Composite en Chine a plongé de 2,5 %, suggérant que l’aversion au risque est devenue un phénomène mondial plutôt qu’une préoccupation isolée aux États-Unis. Cette faiblesse internationale complique le récit pour les actions américaines, car elle soulève des questions sur la demande mondiale et la coordination économique.
En revanche, les marchés européens ont résisté avec des gains modestes. L’indice DAX en Allemagne a progressé de 0,7 %, tandis que le FTSE 100 au Royaume-Uni et le CAC 40 en France ont tous deux augmenté de 0,6 %, offrant un contrepoint positif rare dans un paysage principalement négatif.
Marchés des matières premières et des devises reflètent une augmentation de l’aversion au risque
La douleur s’étend aussi aux marchés des matières premières, où les contrats à terme sur le pétrole brut ont connu une chute spectaculaire de 3,39 dollars par baril, pour s’établir à 61,82 dollars, contre 65,21 dollars à la clôture de vendredi. Cette baisse marquée reflète à la fois des préoccupations concernant la demande, dues à la faiblesse économique mondiale, et la prise de bénéfices après une volatilité récente. Les contrats à terme sur l’or, quant à eux, ont rebondi quelque peu, gagnant 17,90 dollars pour atteindre 4 763 dollars l’once après une chute précédente de 609,70 dollars, typique d’une rotation vers des valeurs refuges en période d’incertitude accrue.
Les marchés des devises ont également montré des signes de changement dans les préférences de risque. Le dollar américain s’est renforcé à 155,25 yens, contre 154,76 vendredi, tandis qu’il s’est maintenu à 1,1822 dollar face à l’euro, contre 1,1848 précédemment, reflétant une appréciation modérée du dollar — un signe clair que les investisseurs se tournent vers les refuges traditionnels face à la faiblesse évidente du marché.
La convergence de la défaillance de Nvidia, des incertitudes commerciales, des questions de politique monétaire et de la faiblesse économique mondiale a exposé la fragilité sous-jacente à la résilience récente des actions américaines, laissant les investisseurs face à la réalité que la faiblesse du marché pourrait n’être que le début de sa révélation.
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Le talon d'Achille du marché : lorsque la chute de Nvidia révèle une faiblesse plus profonde dans les actions américaines
Les actions américaines font face à une vulnérabilité importante qui dépasse largement le secteur technologique, alors que plusieurs vents contraires convergent pour exposer la fragilité sous-jacente du marché. La faiblesse ne résulte pas d’un seul catalyseur, mais plutôt d’une combinaison toxique de revers d’entreprises, de tensions géopolitiques et d’incertitudes politiques qui amènent les investisseurs à réévaluer leurs positions.
L’échec du pari de 100 milliards de dollars du géant de l’IA révèle la fragilité du marché
La baisse de 1,6 % avant l’ouverture de Nvidia indique un problème plus large dans le récit de l’intelligence artificielle qui a alimenté les gains du marché. Selon un reportage du Wall Street Journal, le plan ambitieux du fabricant de puces d’investir jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI pour développer et déployer des modèles d’IA de pointe a été interrompu, avec l’émergence de doutes internes quant à la viabilité de l’accord. Cette évolution est particulièrement préoccupante pour le secteur technologique, car Nvidia a été le leader du marché et le principal bénéficiaire de l’enthousiasme pour l’IA.
La faiblesse de l’entreprise résonne à travers l’ensemble du secteur technologique. Avec les contrats à terme sur le S&P 500 déjà en baisse de 0,4 % à l’ouverture, le Nasdaq semble particulièrement vulnérable, pouvant prolonger la chute de 0,9 % de vendredi, qui a vu l’indice perdre 223,30 points pour clôturer à 23 461,82. La sensibilité du Nasdaq aux difficultés de Nvidia souligne à quel point les gains du marché sont concentrés autour de quelques méga-capitalisations dans l’IA.
Pressions en couches : tensions commerciales et incertitude sur la politique monétaire aggravent les pertes
Au-delà de la défaillance de Nvidia, les investisseurs doivent faire face à des tensions commerciales persistantes et à une ambiguïté renouvelée concernant la direction de la politique monétaire américaine. Ces incertitudes macroéconomiques déclenchent un sentiment de prudence plus large sur les desks de trading. La séance de vendredi en est un exemple, avec le Dow Jones Industrial Average en baisse de 179,09 points (0,4 %) pour clôturer à 48 892,47, tandis que le S&P 500 chutait de 29,98 points (0,4 %) à 6 939,03.
La semaine s’est avérée tout aussi peu inspirante pour les actions. Si le S&P 500 a réussi à enregistrer une modeste hausse de 0,3 %, le Nasdaq a reculé de 0,2 % et le Dow a diminué de 0,4 %, illustrant la difficulté du marché à maintenir une dynamique haussière face à des vents contraires structurels. Les traders attendent désormais le rapport sur l’emploi de janvier du Département du Travail, qui devrait montrer l’ajout de 70 000 nouveaux emplois après la création de 50 000 en décembre, ce qui pourrait modifier les perspectives de taux de la Réserve fédérale. Par ailleurs, l’indice PMI manufacturier de l’Institute for Supply Management pour janvier devrait s’améliorer légèrement à 48,5 contre 47,9 en décembre, bien qu’une lecture inférieure à 50 indique une contraction — preuve supplémentaire de la faiblesse économique.
Contagion mondiale : la faiblesse en Asie-Pacifique signale une vente massive plus large
La vulnérabilité ne se limite pas aux marchés américains. Dans toute la région Asie-Pacifique, les marchés boursiers reflétaient la même faiblesse que celle observée dans les indices américains. Le Nikkei 225 au Japon a chuté de 1,3 %, tandis que le Shanghai Composite en Chine a plongé de 2,5 %, suggérant que l’aversion au risque est devenue un phénomène mondial plutôt qu’une préoccupation isolée aux États-Unis. Cette faiblesse internationale complique le récit pour les actions américaines, car elle soulève des questions sur la demande mondiale et la coordination économique.
En revanche, les marchés européens ont résisté avec des gains modestes. L’indice DAX en Allemagne a progressé de 0,7 %, tandis que le FTSE 100 au Royaume-Uni et le CAC 40 en France ont tous deux augmenté de 0,6 %, offrant un contrepoint positif rare dans un paysage principalement négatif.
Marchés des matières premières et des devises reflètent une augmentation de l’aversion au risque
La douleur s’étend aussi aux marchés des matières premières, où les contrats à terme sur le pétrole brut ont connu une chute spectaculaire de 3,39 dollars par baril, pour s’établir à 61,82 dollars, contre 65,21 dollars à la clôture de vendredi. Cette baisse marquée reflète à la fois des préoccupations concernant la demande, dues à la faiblesse économique mondiale, et la prise de bénéfices après une volatilité récente. Les contrats à terme sur l’or, quant à eux, ont rebondi quelque peu, gagnant 17,90 dollars pour atteindre 4 763 dollars l’once après une chute précédente de 609,70 dollars, typique d’une rotation vers des valeurs refuges en période d’incertitude accrue.
Les marchés des devises ont également montré des signes de changement dans les préférences de risque. Le dollar américain s’est renforcé à 155,25 yens, contre 154,76 vendredi, tandis qu’il s’est maintenu à 1,1822 dollar face à l’euro, contre 1,1848 précédemment, reflétant une appréciation modérée du dollar — un signe clair que les investisseurs se tournent vers les refuges traditionnels face à la faiblesse évidente du marché.
La convergence de la défaillance de Nvidia, des incertitudes commerciales, des questions de politique monétaire et de la faiblesse économique mondiale a exposé la fragilité sous-jacente à la résilience récente des actions américaines, laissant les investisseurs face à la réalité que la faiblesse du marché pourrait n’être que le début de sa révélation.