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Pirmin Troger et l'effondrement du schéma EXW : quand la fraude crypto de 21,6 millions secoue l'Autriche
Un tribunal autrichien a conclu l’une des procédures judiciaires les plus importantes liées aux cryptomonnaies dans l’histoire du pays, en condamnant cinq individus pour avoir orchestré le schéma frauduleux EXW-Token. La décision marque un tournant dans la lutte contre les escroqueries numériques à grande échelle, avec Pirmin Troger parmi les principaux responsables traduits en justice. L’affaire a attiré l’attention internationale en raison de l’ampleur de la fraude, qui a atteint 21,6 millions de dollars, et des méthodes sophistiquées utilisées pour tromper près de 40 000 investisseurs.
Le procès historique et le verdict des cinq condamnés
La procédure judiciaire a duré douze mois, avec 60 audiences au Tribunal régional de Klagenfurt. Selon la presse locale, les accusés ont été reconnus coupables d’avoir conçu et géré un schéma structuré autour du token EXW et du portefeuille numérique éponyme. Pirmin Troger, l’un des cofondateurs principaux, a joué un rôle central dans la planification et l’exécution du plan frauduleux, promettant aux clients des rendements quotidiens oscillant entre 0,1 % et 0,32 %.
Les verdicts ont été différenciés selon les rôles dans l’organisation criminelle. Deux des accusés ont été condamnés à cinq ans de prison avec effet immédiat. Deux autres ont reçu une peine de trente mois, dont vingt et un mois suspendus sous probation de trois ans. Un cinquième accusé a écopé d’une suspension de dix-huit mois. Ces peines reflètent la gravité de leur participation dans la structure du crime organisé.
Le schéma EXW : une structure pyramidale sophistiquée
Le portefeuille EXW, lancé en 2019, représentait une combinaison élaborée entre le modèle pyramidal traditionnel et une structure de marketing multiniveau (MLM). Les promoteurs, dont Pirmin Troger, offraient des incitations artificielles aux épargnants en promettant des rendements impossibles à soutenir par des activités légitimes. La dynamique du système voulait que les nouveaux investisseurs financent les paiements vers les participants précédents, caractéristique typique d’un système de Ponzi.
Le portefeuille n’était pas seulement le cœur de la fraude : les accusés utilisaient la marque EXW pour lancer des initiatives parallèles, notamment une société immobilière fictive et un service de location de voitures ne proposant aucun service réel. Cette stratification d’activités fictives conférait une apparence de légitimité à l’opération et étendait le réseau de victimes. En quelques années seulement, le réseau a attiré plus de quarante mille investisseurs ayant versé au total vingt millions d’euros avant l’effondrement du schéma en 2020.
L’accumulation de richesses illicites et le mode de vie ostentatoire
Une fois le capital collecté auprès des épargnants, les malfaiteurs ont utilisé les fonds pour financer une vie totalement déconnectée de la réalité ordinaire. Le tribunal a documenté que les accusés s’étaient offert des voitures de luxe, des locations d’avions privés et des événements exclusifs dans des clubs sophistiqués de Dubaï, où le système frauduleux était basé opérationnellement.
Les propriétés acquises reflétaient un niveau d’ostentation extrême : villas décorées avec des éléments de luxe extrême, y compris des bassins pour accueillir des requins, et des coffres remplis d’argent liquide déposés de façon aléatoire. Une part importante des fonds détournés a également été transférée en Autriche, alimentant davantage le train de vie extravagant des criminels.
Pirmin Troger et les cofondateurs : traces de culpabilité
Pirmin Troger figure parmi les protagonistes de la procédure conclue, bien que d’autres cofondateurs aient précédé le système judiciaire. Benjamin Herzog, un autre cofondateur clé, s’était déclaré coupable de fraude en septembre 2023, recevant une condamnation à cinq ans de détention. De même, la même sentence a été prononcée à un autre cofondateur dans la même période.
Un troisième cofondateur, Manuel Batista, reste introuvable, probablement réfugié hors de la juridiction européenne. Sa fuite constitue un aspect significatif de la sophistication de l’opération criminelle et des mécanismes mis en place pour éviter la justice. Cependant, selon le tribunal, le fait que la fraude ait été délibérément planifiée dès la conception rend infondées les prétentions des prévenus d’avoir lancé des projets légitimes.
L’escalade mondiale des escroqueries cryptographiques
L’Autriche ne constitue pas un cas isolé dans le contexte international des fraudes liées aux cryptomonnaies. Pendant la même période, la France a lancé une procédure contre vingt personnes suspectées d’avoir orchestré une structure frauduleuse ayant nui à des investisseurs pour trente millions de dollars. Quelques jours auparavant, un citoyen indien a été condamné à cinq ans de prison pour avoir détourné plus de vingt millions de dollars via la falsification de la plateforme Coinbase.
Aux États-Unis, un tribunal fédéral a ordonné au promoteur du système pyramidal Forcount de verser plus de trois millions six cent mille dollars en dédommagement aux victimes et de purger une peine de deux cent quarante mois. Ces exemples mondiaux illustrent la propagation de la criminalité dans le secteur des ressources numériques et l’intensification des enquêtes dans plusieurs juridictions.
La croissance des fraudes numériques et la réponse des autorités
Malgré le nombre élevé de condamnations, les criminels ne montrent aucun signe de ralentissement. Selon le rapport publié par le Federal Bureau of Investigation en 2023, les fraudes impliquant cryptomonnaies et actifs numériques ont causé une perte totale supérieure à cinq milliards six cent millions de dollars, soit une augmentation de 45 % par rapport à l’année précédente.
La police nationale irlandaise a indiqué en août que plus de 45 % des procédures pour fraude sur investissements dans le pays concernaient explicitement les cryptomonnaies et outils numériques. Ces statistiques confirment que les escrocs continuent d’exploiter l’attrait des rendements élevés et la complexité intrinsèque de la technologie blockchain pour surprendre les investisseurs peu méfiants.
Les autorités de régulation mondiales intensifient leurs actions contre ces activités illicites, en mettant en œuvre de nouveaux protocoles de contrôle, une coopération transfrontalière renforcée et des réglementations plus strictes pour protéger les investisseurs et renforcer la confiance dans le marché des cryptomonnaies. Le cas de Pirmin Troger et de ses complices montre que personne, quelle que soit la sophistication du schéma, n’est à l’abri de l’action de la justice.