Le détroit d'Ormuz pourrait être en train de devenir la plus grande source d'incertitude sur ce marché.


Ce qui vaut vraiment la peine d'être surveillé cette fois, ce n'est pas la narration vague selon laquelle le Moyen-Orient a encore connu des problèmes, mais si le conflit s'est davantage concentré sur le détroit d'Ormuz, cette voie vitale de l'énergie mondiale.
Pour l'instant, plusieurs indices sont déjà très clairs :
🔸Côté américain, il ne s'agit plus seulement de pressions verbales, mais même de stratégies de blocus du détroit d'Ormuz qui sont mises sur la table, avec des détails sur le blocus naval et aérien qui commencent à circuler.
🔸Côté iranien, les négociations n'ont pas connu de percée substantielle. La partie américaine estime que la délégation iranienne n'a pas reçu d'autorisation finale, et la proposition iranienne de suspendre ses activités nucléaires a été rejetée, ce qui indique que les deux parties sont encore loin d'un accord.
🔸Côté saoudien, la pression sur les États-Unis commence à se faire sentir, espérant éviter que la situation dans le détroit d'Ormuz ne devienne hors de contrôle, car une contre-attaque iranienne, qui pourrait également affecter le détroit de Mandeb, entraînerait une nouvelle revalorisation de l'ensemble du transport d'énergie au Moyen-Orient.
Que cela signifie-t-il ?
Premièrement, ce n'est plus la géopolitique en soi qui influence le marché, mais la possibilité que le transport mondial d'énergie rencontre des problèmes.
Si le détroit d'Ormuz devient un point de confrontation réel, les prix du pétrole brut, les anticipations d'inflation et de liquidité en dollar seront réévalués, avec des impacts bien plus importants que ceux d'un conflit régional isolé.
Deuxièmement, la cryptomonnaie a du mal à rester à l'écart.
Beaucoup pensent que la situation au Moyen-Orient est éloignée du marché des cryptos, mais en réalité, dès que le risque macroéconomique augmente, le marché commence par réduire sa tolérance au risque, avant de réévaluer la logique des actifs. Même si le BTC ou l'ETH disposent de leur propre soutien financier, à court terme, ils seront toujours entraînés dans un mode de « tarification par l'information extérieure ».
Troisièmement, le danger actuel réside dans le fait que : le marché pourrait sous-estimer le fait que la situation n'a pas été complètement apaisée.
Si l'on se contente de voir une reprise et de penser que le risque est passé, on pourrait se tromper. Car ce que l'on observe davantage, ce sont des signaux d'apaisement émotionnel, pas une résolution du problème. Tant que la tension dans le détroit d'Ormuz ne sera pas réellement atténuée, la volatilité peut revenir à tout moment.
Donc, ce qu'il faut vraiment surveiller maintenant, ce n'est pas le prix du pétrole qui monte ou descend, mais :
1. Si les États-Unis continueront à pousser pour des actions de blocus plus concrètes dans le détroit
2. Si l'Iran enverra des signaux de contre-attaque plus fermes
3. Si l'Arabie saoudite et les pays voisins continueront à faire pression pour calmer la situation
4. Si le marché reprendra ses transactions : risque énergétique → reprise de l'inflation → pression sur les actifs risqués, cette chaîne.
Si le détroit d'Ormuz continue de se réchauffer, son influence ne se limitera pas au Moyen-Orient, ni au pétrole brut, mais constituera l'ancre de la tarification de l'ensemble des actifs risqués mondiaux.
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