Beaucoup ignorent une question fondamentale de la gouvernance DAO : lorsque le coût d'attaque est inférieur à la valeur du coffre-fort, dans l’œil du hacker, une DAO devient une machine à retirer de l’argent automatique.
Imaginez un scénario. Le coffre-fort d’un protocole DeFi regorge d’actifs, mais la capitalisation de son token est étonnamment faible. Combien faudrait-il dépenser pour racheter tous les tokens sur le marché secondaire ? Si cette dépense est bien inférieure à la valeur réelle des actifs dans le coffre, une prise de contrôle par gouvernance devient une menace concrète plutôt qu’une simple possibilité théorique.
Ce genre de situation s’est déjà produit à plusieurs reprises. Les attaquants utilisent des flash loans ou des achats OTC massifs pour obtenir 51% des votes, puis proposent une simple transaction : transférer les fonds du coffre vers leur propre portefeuille. Et c’est terminé. Tout cela ressemble à une gouvernance "normale" sur la chaîne, mais en réalité, c’est une pure prédation.
Prenons l’exemple d’un protocole qui a mis en place un mécanisme de verrouillage temporel et de verrouillage à long terme des tokens pour compliquer l’attaque. Ces mesures de sécurité ne sont pas insignifiantes, mais ne sont pas non plus invulnérables. Le vrai risque réside ici : lorsque le prix du token chute brutalement, que la capitalisation en circulation se réduit considérablement, mais que le protocole continue de croître grâce à ses activités. La différence entre la valeur du marché et la valeur du coffre s’accentue, pouvant aboutir à une situation absurde où la capitalisation en circulation est inférieure à la valeur nette du coffre.
Pour les investisseurs, un indicateur pratique de surveillance est : **le ratio entre la capitalisation en circulation et la valeur nette du coffre**. Lorsqu’il approche 1:1 ou devient inversé, il est temps de sonner l’alarme. Car à ce moment-là, l’aura de la gouvernance décentralisée s’estompe, ne laissant plus que le coffre sous la surveillance des voleurs.
Ne pas confondre décentralisation avec exemption de risque. Les chiffres sont les plus honnêtes.
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MetaverseHermit
· Il y a 11h
Les projets avec une capitalisation boursière inversée sont effectivement risqués, mais soyons honnêtes, combien de personnes font vraiment ce calcul ?
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Degentleman
· Il y a 11h
Putain, c'est ça le vrai problème, je n'y avais pas pensé avant... La capitalisation boursière en circulation est même inférieure à la valeur nette du coffre-fort, c'est vraiment aberrant
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ExpectationFarmer
· Il y a 12h
Putain, c'est comme si certains projets n'étaient que des moutons à abattre, le prix des tokens chute en flèche alors que le coffre-fort est plein... Pas étonnant que les hackers se précipitent dessus.
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LiquidationWatcher
· Il y a 12h
attends, ça s'est littéralement déjà produit... tu te souviens de ce protocole ? oui, celui qui a été dézingué parce que la trésorerie était pratiquement un coffre-fort ouvert. la capitalisation boursière fait des acrobaties pendant que le portefeuille continue de croître. ce ratio ? je l'ai observé obsessionnellement, ngl
Beaucoup ignorent une question fondamentale de la gouvernance DAO : lorsque le coût d'attaque est inférieur à la valeur du coffre-fort, dans l’œil du hacker, une DAO devient une machine à retirer de l’argent automatique.
Imaginez un scénario. Le coffre-fort d’un protocole DeFi regorge d’actifs, mais la capitalisation de son token est étonnamment faible. Combien faudrait-il dépenser pour racheter tous les tokens sur le marché secondaire ? Si cette dépense est bien inférieure à la valeur réelle des actifs dans le coffre, une prise de contrôle par gouvernance devient une menace concrète plutôt qu’une simple possibilité théorique.
Ce genre de situation s’est déjà produit à plusieurs reprises. Les attaquants utilisent des flash loans ou des achats OTC massifs pour obtenir 51% des votes, puis proposent une simple transaction : transférer les fonds du coffre vers leur propre portefeuille. Et c’est terminé. Tout cela ressemble à une gouvernance "normale" sur la chaîne, mais en réalité, c’est une pure prédation.
Prenons l’exemple d’un protocole qui a mis en place un mécanisme de verrouillage temporel et de verrouillage à long terme des tokens pour compliquer l’attaque. Ces mesures de sécurité ne sont pas insignifiantes, mais ne sont pas non plus invulnérables. Le vrai risque réside ici : lorsque le prix du token chute brutalement, que la capitalisation en circulation se réduit considérablement, mais que le protocole continue de croître grâce à ses activités. La différence entre la valeur du marché et la valeur du coffre s’accentue, pouvant aboutir à une situation absurde où la capitalisation en circulation est inférieure à la valeur nette du coffre.
Pour les investisseurs, un indicateur pratique de surveillance est : **le ratio entre la capitalisation en circulation et la valeur nette du coffre**. Lorsqu’il approche 1:1 ou devient inversé, il est temps de sonner l’alarme. Car à ce moment-là, l’aura de la gouvernance décentralisée s’estompe, ne laissant plus que le coffre sous la surveillance des voleurs.
Ne pas confondre décentralisation avec exemption de risque. Les chiffres sont les plus honnêtes.