La Maison-Blanche examine les plans de la SEC concernant les cryptomonnaies et les fonds spéculatifs

La Maison Blanche examine deux propositions de la SEC concernant les actifs numériques et la divulgation des fonds spéculatifs, envoyées le 20 mars par le président Paul Atkins. Des changements réglementaires majeurs à l’horizon.

La Securities and Exchange Commission a soumis deux règles proposées à la Maison Blanche pour examen. L’une concerne les actifs numériques. L’autre vise la manière dont les fonds spéculatifs et les sociétés de capital-investissement déclarent leurs finances. Les deux ont été déposées au Bureau de la gestion et du budget le 20 mars, selon un avis publié lundi sur un site web gouvernemental américain.

Le calendrier n’est pas une coïncidence. Le président de la SEC, Paul Atkins, a présenté la semaine dernière une proposition ambitieuse sur les actifs numériques lors d’un discours officiel. La règle devrait bouleverser la façon dont les entreprises de crypto interagissent avec la législation financière existante.

Une exemption qui pourrait réécrire les règles

Au cœur de la proposition sur les actifs numériques se trouve une « exemption d’innovation » longtemps attendue. Atkins l’a confirmée lors de son discours. Les entreprises de crypto pourraient éviter de s’enregistrer en tant que courtiers, bourses ou autres entités réglementées pendant une période limitée.

C’est une évolution significative par rapport à la période de Gensler, le prédécesseur d’Atkins. La SEC sous Gensler privilégiait fortement l’application stricte des règles. Depuis sa prise de fonction, Atkins pousse dans la direction opposée.

L’exemption n’est pas éternelle. Elle offre aux entreprises une période de grâce, mais pas une autorisation permanente. Cependant, pour un secteur qui se plaint depuis longtemps de règles floues et de charges d’enregistrement, même cette ouverture est notable.

Le côté des fonds spéculatifs dont personne ne parle

La deuxième proposition concerne le formulaire PF. Les fonds spéculatifs, les sociétés de capital-investissement et autres fonds privés utilisent le formulaire PF pour déclarer leurs performances et leurs risques aux régulateurs financiers. Ce n’est pas glamour. Mais les changements envisagés pourraient être importants.

Atkins avait évoqué cela en septembre dernier. Il avait demandé au personnel de la SEC de réduire ces exigences de divulgation. Son argument était simple : l’utilisation par le gouvernement des données du formulaire PF pourrait ne pas justifier ce qu’il qualifie de « charges énormes » imposées aux gestionnaires d’investissement.

Sous Gensler, la SEC avait considérablement étendu le formulaire PF. Après l’effondrement d’Archegos Capital Management en 2021, la version modifiée exigeait de nouvelles données : appels de marge importants, exposition aux contreparties. Des informations destinées à repérer rapidement le prochain Archegos.

Atkins a repoussé la date d’entrée en vigueur de ces divulgations à la période du 1er octobre. Ce délai a déjà été prolongé. La nouvelle proposition, actuellement en examen à la Maison Blanche, pourrait encore réduire ces exigences.

Ce que signifie réellement l’examen par le BMB

Le fait que les propositions soient en cours d’examen par le Bureau de la gestion et du budget ne signifie pas qu’elles seront automatiquement adoptées. L’examen par le BMB est une étape fédérale obligatoire avant la mise en œuvre de nouvelles règles. Il ajoute une couche de contrôle, et les résultats ne sont pas toujours prévisibles.

Les deux plans ont été soumis le 20 mars, mais n’ont été rendus publics que lundi. Ce délai entre la soumission et la divulgation publique est une procédure standard, et non un signe de secret.

La direction réglementaire de la SEC concernant la cryptomonnaie a été fortement scrutée par plusieurs acteurs de Washington, certains parlementaires estimant que l’approche actuelle va trop loin, d’autres affirmant qu’elle n’est pas assez stricte.

Atkins a clairement exprimé sa position. Selon lui, les gestionnaires d’investissement font face à des « charges énormes ». Les entreprises de crypto sont coincées dans une zone grise réglementaire depuis des années. Ces deux propositions, différentes dans leur focus, reflètent la même philosophie fondamentale : réduire là où le coût dépasse le bénéfice.

Reste à voir si la Maison Blanche sera d’accord.

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