12 décembre 2023, la Banque centrale chinoise a annoncé que le nouveau cadre du yuan numérique sera lancé à partir du 1er janvier 2026, en insistant sur la régulation par la banque centrale, la nature des dettes des banques commerciales, la base des comptes et la compatibilité avec la technologie de registre distribué. La Hong Kong Monetary Authority a également mis en œuvre le 29 décembre la nouvelle réglementation sur les actifs cryptographiques de Bâle, intégrant le Bitcoin, l’Ethereum, les RWA, et les stablecoins dans la régulation du capital bancaire.
Lù Lěi fixe la ligne directrice : double voie pour les comptes et la valeur
La Banque populaire de Chine lancera le « Plan d’action pour renforcer davantage le système de gestion et de service du yuan numérique et les infrastructures financières associées », avec le nouveau cadre de mesure, le système de gestion, le mécanisme opérationnel et l’écosystème du yuan numérique de nouvelle génération, qui seront officiellement mis en œuvre à partir du 1er janvier 2026.
Le message publié par le vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise, Lù Lěi, dévoile la trajectoire technologique future du yuan numérique. Il souligne que le futur yuan numérique sera une monnaie moderne émise et régulée par la banque centrale, avec une nature de dette des banques commerciales, basée sur des comptes, compatible avec la technologie de registre distribué, émise et circulant dans le système financier, tout en conservant la fonction de valeur monétaire.
Ce passage contient plusieurs informations clés. D’abord, « basé sur un compte », ce qui signifie que le yuan numérique n’est pas une monnaie de valeur totalement anonyme, mais une monnaie de type compte liée à l’identité de l’utilisateur. Ce design répond aux exigences de régulation financière et de lutte contre le blanchiment d’argent de la Chine, tout en suscitant des discussions sur la protection de la vie privée. Ensuite, « compatible avec la technologie de registre distribué » indique que, bien que le yuan numérique soit émis de manière centralisée par la banque centrale, son architecture technique s’inspire de certaines caractéristiques de la blockchain, telles que l’intégrité et la transparence.
Lù Lěi insiste particulièrement sur le fait qu’à l’avenir, le choix du modèle technologique commercial du yuan numérique devra toujours partir du besoin de l’économie réelle. La direction du développement des monnaies numériques de type compte et de valeur sera adoptée selon le principe de l’ouverture et de la prudence, afin de répondre aux différents scénarios et besoins des acteurs économiques. Cette expression « ouverture et acceptation » laisse entendre que la Chine n’exclut pas totalement la possibilité de lancer à l’avenir des produits numériques plus proches de la valeur (plus anonymes), mais qu’elle avancera avec prudence selon les besoins et l’évaluation des risques.
Ce double mode reflète la difficulté d’équilibrer vie privée et régulation dans la conception des monnaies numériques. Une monnaie de valeur totalement anonyme protège la vie privée, mais peut être utilisée pour le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. Une monnaie de compte entièrement nominatifs facilite la régulation, mais soulève des inquiétudes sur la vie privée. La stratégie chinoise d’« ouverture et compatibilité » consiste à offrir différents degrés d’anonymat selon les scénarios, une solution pragmatique.
Hong Kong met en œuvre la nouvelle réglementation sur les actifs cryptographiques de Bâle à partir du 1er janvier 2026
Le 29 décembre, selon Caixin, la Hong Kong Monetary Authority a confirmé que, à partir du 1er janvier 2026, Hong Kong appliquera de manière exhaustive la nouvelle réglementation sur le capital bancaire basée sur les normes de supervision des actifs cryptographiques du Comité de Bâle. La définition des actifs cryptographiques par le Comité de Bâle concerne principalement les « actifs numériques » privés reposant sur la cryptographie et la technologie de registre distribué ou des technologies similaires, et « actifs numériques » sont définis comme une forme de valeur numérique pouvant être utilisée pour le paiement, l’investissement ou l’acquisition de biens ou services.
Cette définition est très large. Non seulement les cryptomonnaies comme Bitcoin ou Ethereum entrent dans la catégorie des actifs cryptographiques selon Bâle, mais aussi les RWA (tokenisation d’actifs du monde réel), et les stablecoins. Cela signifie que si une banque hongkongaise souhaite se lancer dans les activités liées aux actifs cryptographiques, elle devra respecter les exigences de capital de Bâle, ce qui augmentera considérablement le seuil d’entrée et les coûts.
L’harmonisation temporelle entre la mise en œuvre des nouvelles réglementations sur la monnaie numérique et les actifs cryptographiques à Hong Kong et en Chine continentale, à partir du 1er janvier 2026, n’est pas fortuite. Elle montre une coordination stratégique entre la Banque centrale chinoise et la Hong Kong Monetary Authority en matière de régulation financière numérique. En tant que centre financier international, le cadre réglementaire de Hong Kong facilitera le déploiement transfrontalier du yuan numérique en Chine.
Trois caractéristiques du nouveau cadre du yuan numérique 2026
Compatibilité technologique : basé sur un compte, compatible avec la technologie de registre distribué, double voie pour répondre aux différents scénarios
Clarté réglementaire : la banque centrale fournit un soutien technique et régule, la dette des banques commerciales, émise et circulant dans le système financier
Orientation vers l’économie réelle : insistance sur la satisfaction des besoins de l’économie réelle, plutôt que sur un simple outil de spéculation financière
Les exigences de capital selon les normes de Bâle pour les actifs cryptographiques sont généralement élevées, reflétant la prudence des régulateurs face aux risques liés à ces actifs. Ces exigences élevées peuvent limiter la participation massive des banques dans le secteur cryptographique, mais garantissent aussi la stabilité du système financier. Pour les banques souhaitant développer des activités cryptographiques à Hong Kong, le 1er janvier 2026 sera une étape clé, après laquelle elles devront opérer dans un cadre conforme.
La Cour suprême promeut l’intégration des biens virtuels dans le système commercial
Le 28 décembre, la revue académique « Digital Law » affiliée à la Cour suprême a publié un article intitulé « Réforme du droit commercial face aux transactions numériques, monnaies électroniques et biens virtuels », soulignant que l’amendement du « Code de commerce unifié » adopté en 2022 par la Commission de droit uniforme des États-Unis et l’American Law Institute a été largement adopté par les législatures des États américains, intégrant divers modes de transaction, y compris en format électronique, clarifiant la relation entre la monnaie tangible, la monnaie numérique de la banque centrale et autres monnaies virtuelles, et créant une nouvelle catégorie de propriété appelée « enregistrements électroniques contrôlables ».
L’article insiste sur le fait que la réglementation civile et commerciale chinoise doit également évoluer pour répondre au développement des transactions numériques, des monnaies électroniques et des biens virtuels, en améliorant la législation de manière pratique, afin de stimuler le développement économique et technologique, et d’obtenir un avantage dans la compétition internationale. Cela montre que le système juridique chinois se prépare à la légitimation des actifs numériques et des biens virtuels.
L’attitude de la Cour suprême est très symbolique. Dans le système juridique chinois, les interprétations judiciaires et les publications académiques de la Cour suprême annoncent souvent la direction législative. Cet article propose explicitement de s’inspirer de l’expérience du « Uniform Commercial Code » américain pour créer un cadre juridique adapté aux biens virtuels en Chine, illustrant l’accélération de la construction légale des actifs numériques dans le pays.
Ces trois événements — l’annonce de Lù Lěi sur le nouveau cadre du yuan numérique, la mise en œuvre par Hong Kong de la nouvelle réglementation sur les actifs cryptographiques de Bâle, et la promotion par la Cour suprême de la législation sur les biens virtuels — forment un ensemble cohérent de politiques. La Banque centrale chinoise, par le yuan numérique, offre une option officielle de monnaie numérique ; elle régule l’exposition au risque des banques via les standards de Bâle ; et la réforme du droit commercial apporte une certitude juridique pour les biens virtuels. Ce cadre de régulation à plusieurs niveaux montre que la Chine construit une base institutionnelle complète pour l’ère financière numérique.
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La Banque centrale chinoise annonce une grande nouvelle ! Nouveau cadre pour le yuan numérique, lancement prévu pour le 1er janvier 2026
12 décembre 2023, la Banque centrale chinoise a annoncé que le nouveau cadre du yuan numérique sera lancé à partir du 1er janvier 2026, en insistant sur la régulation par la banque centrale, la nature des dettes des banques commerciales, la base des comptes et la compatibilité avec la technologie de registre distribué. La Hong Kong Monetary Authority a également mis en œuvre le 29 décembre la nouvelle réglementation sur les actifs cryptographiques de Bâle, intégrant le Bitcoin, l’Ethereum, les RWA, et les stablecoins dans la régulation du capital bancaire.
Lù Lěi fixe la ligne directrice : double voie pour les comptes et la valeur
La Banque populaire de Chine lancera le « Plan d’action pour renforcer davantage le système de gestion et de service du yuan numérique et les infrastructures financières associées », avec le nouveau cadre de mesure, le système de gestion, le mécanisme opérationnel et l’écosystème du yuan numérique de nouvelle génération, qui seront officiellement mis en œuvre à partir du 1er janvier 2026.
Le message publié par le vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise, Lù Lěi, dévoile la trajectoire technologique future du yuan numérique. Il souligne que le futur yuan numérique sera une monnaie moderne émise et régulée par la banque centrale, avec une nature de dette des banques commerciales, basée sur des comptes, compatible avec la technologie de registre distribué, émise et circulant dans le système financier, tout en conservant la fonction de valeur monétaire.
Ce passage contient plusieurs informations clés. D’abord, « basé sur un compte », ce qui signifie que le yuan numérique n’est pas une monnaie de valeur totalement anonyme, mais une monnaie de type compte liée à l’identité de l’utilisateur. Ce design répond aux exigences de régulation financière et de lutte contre le blanchiment d’argent de la Chine, tout en suscitant des discussions sur la protection de la vie privée. Ensuite, « compatible avec la technologie de registre distribué » indique que, bien que le yuan numérique soit émis de manière centralisée par la banque centrale, son architecture technique s’inspire de certaines caractéristiques de la blockchain, telles que l’intégrité et la transparence.
Lù Lěi insiste particulièrement sur le fait qu’à l’avenir, le choix du modèle technologique commercial du yuan numérique devra toujours partir du besoin de l’économie réelle. La direction du développement des monnaies numériques de type compte et de valeur sera adoptée selon le principe de l’ouverture et de la prudence, afin de répondre aux différents scénarios et besoins des acteurs économiques. Cette expression « ouverture et acceptation » laisse entendre que la Chine n’exclut pas totalement la possibilité de lancer à l’avenir des produits numériques plus proches de la valeur (plus anonymes), mais qu’elle avancera avec prudence selon les besoins et l’évaluation des risques.
Ce double mode reflète la difficulté d’équilibrer vie privée et régulation dans la conception des monnaies numériques. Une monnaie de valeur totalement anonyme protège la vie privée, mais peut être utilisée pour le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. Une monnaie de compte entièrement nominatifs facilite la régulation, mais soulève des inquiétudes sur la vie privée. La stratégie chinoise d’« ouverture et compatibilité » consiste à offrir différents degrés d’anonymat selon les scénarios, une solution pragmatique.
Hong Kong met en œuvre la nouvelle réglementation sur les actifs cryptographiques de Bâle à partir du 1er janvier 2026
Le 29 décembre, selon Caixin, la Hong Kong Monetary Authority a confirmé que, à partir du 1er janvier 2026, Hong Kong appliquera de manière exhaustive la nouvelle réglementation sur le capital bancaire basée sur les normes de supervision des actifs cryptographiques du Comité de Bâle. La définition des actifs cryptographiques par le Comité de Bâle concerne principalement les « actifs numériques » privés reposant sur la cryptographie et la technologie de registre distribué ou des technologies similaires, et « actifs numériques » sont définis comme une forme de valeur numérique pouvant être utilisée pour le paiement, l’investissement ou l’acquisition de biens ou services.
Cette définition est très large. Non seulement les cryptomonnaies comme Bitcoin ou Ethereum entrent dans la catégorie des actifs cryptographiques selon Bâle, mais aussi les RWA (tokenisation d’actifs du monde réel), et les stablecoins. Cela signifie que si une banque hongkongaise souhaite se lancer dans les activités liées aux actifs cryptographiques, elle devra respecter les exigences de capital de Bâle, ce qui augmentera considérablement le seuil d’entrée et les coûts.
L’harmonisation temporelle entre la mise en œuvre des nouvelles réglementations sur la monnaie numérique et les actifs cryptographiques à Hong Kong et en Chine continentale, à partir du 1er janvier 2026, n’est pas fortuite. Elle montre une coordination stratégique entre la Banque centrale chinoise et la Hong Kong Monetary Authority en matière de régulation financière numérique. En tant que centre financier international, le cadre réglementaire de Hong Kong facilitera le déploiement transfrontalier du yuan numérique en Chine.
Trois caractéristiques du nouveau cadre du yuan numérique 2026
Compatibilité technologique : basé sur un compte, compatible avec la technologie de registre distribué, double voie pour répondre aux différents scénarios
Clarté réglementaire : la banque centrale fournit un soutien technique et régule, la dette des banques commerciales, émise et circulant dans le système financier
Orientation vers l’économie réelle : insistance sur la satisfaction des besoins de l’économie réelle, plutôt que sur un simple outil de spéculation financière
Les exigences de capital selon les normes de Bâle pour les actifs cryptographiques sont généralement élevées, reflétant la prudence des régulateurs face aux risques liés à ces actifs. Ces exigences élevées peuvent limiter la participation massive des banques dans le secteur cryptographique, mais garantissent aussi la stabilité du système financier. Pour les banques souhaitant développer des activités cryptographiques à Hong Kong, le 1er janvier 2026 sera une étape clé, après laquelle elles devront opérer dans un cadre conforme.
La Cour suprême promeut l’intégration des biens virtuels dans le système commercial
Le 28 décembre, la revue académique « Digital Law » affiliée à la Cour suprême a publié un article intitulé « Réforme du droit commercial face aux transactions numériques, monnaies électroniques et biens virtuels », soulignant que l’amendement du « Code de commerce unifié » adopté en 2022 par la Commission de droit uniforme des États-Unis et l’American Law Institute a été largement adopté par les législatures des États américains, intégrant divers modes de transaction, y compris en format électronique, clarifiant la relation entre la monnaie tangible, la monnaie numérique de la banque centrale et autres monnaies virtuelles, et créant une nouvelle catégorie de propriété appelée « enregistrements électroniques contrôlables ».
L’article insiste sur le fait que la réglementation civile et commerciale chinoise doit également évoluer pour répondre au développement des transactions numériques, des monnaies électroniques et des biens virtuels, en améliorant la législation de manière pratique, afin de stimuler le développement économique et technologique, et d’obtenir un avantage dans la compétition internationale. Cela montre que le système juridique chinois se prépare à la légitimation des actifs numériques et des biens virtuels.
L’attitude de la Cour suprême est très symbolique. Dans le système juridique chinois, les interprétations judiciaires et les publications académiques de la Cour suprême annoncent souvent la direction législative. Cet article propose explicitement de s’inspirer de l’expérience du « Uniform Commercial Code » américain pour créer un cadre juridique adapté aux biens virtuels en Chine, illustrant l’accélération de la construction légale des actifs numériques dans le pays.
Ces trois événements — l’annonce de Lù Lěi sur le nouveau cadre du yuan numérique, la mise en œuvre par Hong Kong de la nouvelle réglementation sur les actifs cryptographiques de Bâle, et la promotion par la Cour suprême de la législation sur les biens virtuels — forment un ensemble cohérent de politiques. La Banque centrale chinoise, par le yuan numérique, offre une option officielle de monnaie numérique ; elle régule l’exposition au risque des banques via les standards de Bâle ; et la réforme du droit commercial apporte une certitude juridique pour les biens virtuels. Ce cadre de régulation à plusieurs niveaux montre que la Chine construit une base institutionnelle complète pour l’ère financière numérique.